Mai – Marie notre mère

Mois de MAI

Marie

Marie Vierge mère - Louis Bréa - Chapelle de la Miséricorde - Nice

Marie Vierge mère – Jean Miralheti (1429) – Chapelle de la Miséricorde – Nice

Vierge mère

Notre mère

Ecoutons Guerric dans son sermon 1 pour l’Assomption

Marie a engendré un seul fils. Comme celui-ci est le Fils unique du Père dans les cieux, il est aussi le fils unique de sa mère sur la terre. Pourtant cette unique vierge mère, qui eut la gloire de mettre au monde le Fils unique de Dieu embrasse ce même Fils dans tous ses membres. Elle ne rougit pas d’être appelée la mère de tous ceux en qui elle reconnaît son Christ déjà formé ou en train de l’être.

L’ancienne Ève fut une marâtre plus qu’une mère : elle offrit à ses enfants un premier arrêt de mort, avant même qu’ils aient vu le jour. Et pourtant on l’appelle la « mère des vivants » ! Mais puisqu’elle n’a pu réaliser fidèlement le sens de son nom, c’est Marie qui en accomplit le mystère. Comme l’Église dont elle est la figure, elle est la mère de tous ceux qui renaissent à la vie. Oui, elle est la mère de la Vie par laquelle vivent tous les hommes ; en lui donnant naissance, elle a en quelque sorte donné une nouvelle naissance à tous ceux qui doivent vivre de cette vie. Un seul naissait, mais tous nous renaissions.

Cette bienheureuse mère du Christ, qui se sait mère des chrétiens en raison de ce mystère, se montre aussi leur mère par le soin qu’elle prend d’eux et l’affection qu’elle leur témoigne. Elle n’est pas dure envers ses fils, comme s’ils n’étaient pas nés d’elle. Ses entrailles fécondées une seule fois, mais non pas épuisées, ne cessent jamais d’enfanter des fruits de tendresse. Le fruit béni de ton sein, douce mère, t’a laissée toute remplie d’une inépuisable tendresse : né de toi une seule fois, il demeure et se répand toujours en toi ; et dans le jardin fermé de ta chasteté, il fait abonder constamment les eaux de ta source scellée. Source scellée, certes, mais qui s’écoule au dehors : ses eaux nous sont distribuées sur les places.

Si le serviteur du Christ, engendre toujours et toujours ses petits enfants par sa sollicitude et son tendre désir, jusqu’à ce que le Christ soit formé en eux, combien plus le fera la propre mère du Christ. Paul a engendré des fils en prêchant la Parole qui les régénérait ; mais Marie l’a fait de façon bien plus sainte et plus divine en engendrant la Parole elle-même. Certes, je loue chez Paul le ministère de la prédication, mais j’admire et je vénère plus encore en Marie le mystère de la génération.

Mais vois si, de leur côté, les enfants ne reconnaissent pas leur mère. Poussés par une sorte d’instinct naturel inspiré par la foi, ils recourent spontanément et irrésistiblement à l’invocation de son nom en tous leurs besoins et dans tous les dangers, comme des enfants se jettent dans le sein de leur mère. Aussi je ne crois pas déplacé d’appliquer à ces enfants-là la promesse du prophète : « Tes fils habiteront en toi », sans perdre de vue toutefois que cette prophétie s’applique principalement à l’Église. Car dès maintenant nous habitons à l’abri de la mère du Très-Haut, nous demeurons sous sa protection et comme à l’ombre de ses ailes. Plus tard nous partagerons sa gloire, et nous serons comme réchauffés en son sein. Alors retentira ce cri unanime des enfants acclamant leur mère : « Nous tous qui sommes dans la joie, notre demeure est en toi », sainte Mère de Dieu.

Bienheureux Guerric d’Igny – Sermon 1 pour l’Assomption, 2-4 – Extraits
Texte intégral

Qui est Guerric d’Igny – Abbé cistercien (vers 1080 – 1157)

La naissance de Guerric se situe entre 1070 et 1080 à Tournai, donc 10 à 20 ans avant celle de Bernard. Il reçoit son éducation à l’école cathédrale de Tournai : humanité, dialectique et théologie, ce qui lui vaudra un talent d’écrivain bien formé et développé. Sans doute bénéficiera-t-il de l’enseignement d’un maître fameux, Odon de Cambrai. Sans doute aussi sera-t-il chanoine de la cathédrale et chargé de l’école cathédrale. Mais, en 1116, il décide de mener la vie érémitique et se retire dans une petite maison, à proximité de l’église. Il entend parler de saint Bernard par deux de ses amis et visite Clairvaux en 1120, sans avoir l’intention d’y rester. Mais Bernard qui reconnaît en lui l’étoffe d’un bon moine, le presse d’entrer. Le voici novice à Clairvaux, un novice plus âgé que son abbé, et sur le plan humain, doté de plus d’expérience et de maturité. Guerric reste 13 ans à Clairvaux, période qui coïncide avec le plein épanouissement des dons de Bernard et sa meilleure production littéraire. Puis vers 1138, il est envoyé à Igny, en Champagne, qui a été fondée en 1128, et il en devient abbé. Il a environ 60 ans. Sa mauvaise santé le rend incapable de mener la vie commune et de prendre sa part du travail manuel. Il le regrette, car il voit dans cette observance du travail des mains une des voies où l’on rencontre Jésus. Sous l’abbatiat de Guerric, Igny prospère, les vocations arrivent nombreuses. Pourtant c’est uniquement à son œuvre, à ses sermons que sera due l’influence postérieure de Guerric qui meurt en 1157. Nous n’avons de Guerric que le recueil de ses sermons. Tous, sauf le dernier, ont pour sujet les fêtes de l’année liturgique. Guerric y insiste sur les mystères liturgiques et sur la formation du Christ en l’âme de ceux qui y participent. En maints endroits, il reprend l’idée origénienne de la conception et de la naissance du Christ en l’âme. En recevant les sacrements et en imitant le Seigneur, nous le faisons naître en nous. L’âme devient alors « Mère du Christ », et Celui-ci nous donne la vraie vie en communiquant l’Esprit qui procède du Père et de lui.

Voir également la page « Quelques auteurs cisterciens »


Solennités en mai

JEUDI 10 MAI – Solennité de l’Ascension du Seigneur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 12 MAI – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

JEUDI 31 MAI – Solennité de la Visitation de la Vierge Marie

Horaire du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis (sauf le 21), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois – Messes-Mai-2018


Avril – Résurrection

AVRIL

Résurrectionresurrection-480

Christ est ressuscité !

Il est vraiment ressuscité !

Ecoutons Saint Bernard dans son sermon 1 pour la résurrection

Nous voyons bien qu’il y eut avant lui plusieurs morts qui ressuscitèrent, ou du moins qui revinrent à la vie; mais tous ces ressuscités ne sont que comme les précurseurs du Christ, dont la résurrection dépasse de beaucoup les leurs. En effet, tous les autres ne ressuscitèrent que pour mourir une seconde fois, or « Jésus-Christ ressuscite d’entre les morts pour ne plus mourir, la mort ne doit plus avoir d’empire sur lui (Rm 6,9).» Les autres morts ont encore besoin de ressusciter une seconde fois: quant au Christ, s’il est mort à cause du péché, il n’est mort qu’une fois, et s’il vit maintenant, il vit pour Dieu, il vit pour l’éternité (Rm 6,10). C’est donc avec raison que nous disons de lui qu’il est le premier de ceux qui ressuscitent, car il est si bien ressuscité qu’il ne peut plus déchoir de la vie immortelle où il est remonté.

Il y a encore un point où éclate la gloire incomparable de cette résurrection. Quel est celui de tous les autres ressuscités qui s’est ressuscité lui-même ? Il est inouï qu’un homme, dormant un sommeil de mort, se soit éveillé de lui-même, c’est un fait unique, il n’a jamais été donné à qui que ce soit, non, absolument à personne, de l’accomplir. Le prophète Élisée ressuscita un mort (2 R 4,35), mais un autre mort que lui-même, et, depuis tant d’années qu’il repose au fond de son sépulcre, il attend qu’un autre l’en fasse sortir; car il ne saurait sortir de lui-même; et celui dont il attend cela, c’est Celui qui a triomphé de l’empire de la mort dans sa propre personne. Voilà pourquoi aussi, quand nous parlons des autres, nous disons qu’ils ont été ressuscités; et, en parlant de Jésus-Christ, qui seul est sorti de son sépulcre par sa propre force, nous disons qu’il est ressuscité, attendu que c’est en cela même que le Lion de Juda a vaincu (Ap 5,5). Que pourra-t-il, ou plutôt que ne pourra-t-il point, maintenant qu’il est plein de vie et qu’il dit à son Père : « Je suis ressuscité et me retrouve avec toi (Ps 139, 19).» Que ne pourra-t-il point ce Dieu puissant qui fut compté parmi les morts, mais qui, dans leurs rangs, se trouva libre des chaînes de la mort ?

Mais, de plus, il ne retarda point sa résurrection au-delà du troisième jour, afin d’accomplir la parole du Prophète qui avait dit : « Après deux jours il nous rendra la vie, et le troisième jour il nous ressuscitera (Os 6,3).» Il convient évidemment que les membres marchent sur les traces de leur chef. Ce fut le sixième jour de la semaine qu’il racheta l’homme sur la croix, le même jour que, dans le principe, il l’avait créé, et le lendemain il entra dans le sabbat du tombeau, pour s’y reposer de l’œuvre qu’il venait d’achever. Trois jours après, c’est-à-dire le premier jour de la semaine, celui que nous appelons les prémices de ceux qui dorment du sommeil de la mort même, il apparut vainqueur de la mort. C’était l’homme nouveau (Ep 2, 15). Voilà comment nous tous qui marchons sur les pas de notre chef, tout au long de ce jour où nous avons été créés et rachetés, nous ne devons cesser de faire pénitence, de porter notre croix et d’y demeurer attachés comme il y demeura lui-même, jusqu’à ce que l’Esprit-Saint nous dise de nous reposer de nos fatigues. Qui que ce soit qui nous conseille de descendre de la croix, ne l’écoutons point; non, mes Frères, n’écoutons ni la chair, ni le sang, ni même l’esprit qui nous le conseillerait. Demeurons attachés à la croix, mourons sur la croix, n’en descendons que portés par des mains étrangères, que ce ne soit jamais par le fait de notre légèreté.

Ce furent des hommes justes qui détachèrent notre chef de la croix, puisse-t-il nous faire la grâce de charger ses anges de nous descendre de la nôtre, afin que, après avoir vécu en hommes le jour de la croix, nous goûtions le second jour, qui est celui qui commence à notre mort, un doux repos, dans l’heureux sommeil du tombeau, en attendant l’accomplissement de nos espérances et la gloire de notre grand Dieu qui doit ressusciter nos corps le troisième jour, et les rendre semblables à son corps glorieux.

Saint Bernard – Sermon 1 pour le Jour de Pâques – 6-8 (extraits)
Texte intégral


Solennités en avril

DIMANCHE 1er AVRIL – Pâques

– 7h30 : Laudes
– 10h00 : Messe
– 11h45 : Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h : Complies

LUNDI 2 AVRIL – Lundi de Pâques

– 5h30 : Vigiles
– 8h00 : Laudes
– 10h00 : Messe
puis horaire du dimanche de Pâques

LUNDI 9 AVRIL – Solennité de l’Annonciation du Seigneur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 14 AVRIL – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

N.B. – tous les lundis (sauf les 2 et 9), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois – Messes-Avril-2018


Solennités en mars

SAMEDI 10 MARS – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

LUNDI 19 MARS – Solennité de saint Joseph

Horaire du dimanche – Messe à 10h

TRIDUUM PASCAL

JEUDI 29 MARS – Jeudi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 14h00 : None
– 18h : Messe et procession du Saint Sacrement
– 20h45 :  Complies – Lecture au reposoir (Jean 13-17) – Oraison.

VENDREDI 30 MARS – Vendredi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 14h00 : None
– 15h00 : Célébration de la Passion du Seigneur
– 19h30 :  Complies

SAMEDI 31 MARS – Samedi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 14h00 : None
– 17h15 : Vêpres
– 22h : Vigile Pascale et messe

DIMANCHE 1er AVRIL – Pâques

– 7h30 : Laudes
– 10h00 : Messe
– 11h45 : Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h : Complies

LUNDI 2 AVRIL – Lundi de Pâques

– 5h30 : Vigiles
– 8h00 : Laudes
– 10h00 : Messe
– 11h45 : Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h : Complies

N.B. – tous les lundis (sauf le 19), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois – Messes-Mars-2018   

Horaires de la Semaine SainteOFFICES-SEMAINE-SAINTE-2018


Mars – Le Seigneur sauve

MARS

Christ fidèleChrist-Rio-480

Christ modèle

Le Seigneur sauve…

Ecoutons Isaac de l’Etoile dans son sermon 15

Le Seigneur est fidèle et il ne permettra pas que les siens soient tentés au-delà de ce qu’ils peuvent porter, mais avec la tentation, il donne d’en tirer profit ; et si la tentation augmente, la vertu de patience augmente aussi, et par cela même augmente la récompense que gagne, seule, la persévérance. Aussi, frères, chaque fois que la tentation nous attaque, que ce soit celle qui provient de la maladie, de la pauvreté, d’une ascèse trop sévère, de l’exil qui se prolonge, de l’ennui dans une solitude si écartée et un silence profond, ou bien dans les tentations de tous genres qui sont innombrables, réveillons le Christ endormi, grâce à la lecture, la méditation, l’oraison.

Prêtons attention à l’enseignement de sa croix et de sa Passion subie pour nous. Mordus que nous sommes par le serpent qui rampe en bas, contemplons le Serpent suspendu en haut. Car, dit le bienheureux apôtre Pierre, « Le Christ a souffert pour nous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces ». Trouvons donc là, mes bien-aimés non seulement un exemple à suivre, mais un contrepoison, pour qu’une fois mordus, nous ne mourions pas. Trouvons là non seulement la force d’avoir le courage de supporter les épreuves, mais aussi la grâce de persévérer ; trouvons-là non seulement le modèle pour la lutte, mais aussi l’énergie nécessaire pour parvenir à la victoire.

Ici cette colombe prudente et simple a fait son nid dans les trous de la pierre, dans les creux de la muraille. Ici « la tourterelle s’est trouvée un nid pour y mettre ses petits : tes autels, ô Seigneur des vertus », d’où monte une bien douce odeur de myrrhe et d’encens, comme il est écrit : « Un sacrifice à Dieu, c’est un cœur brisé ; le cœur brisé, contrit, Dieu ne le méprise pas ». Elle ne l’ignorait pas et savait bien où elle allait, celle qui disait : « J’irai à la montagne de la myrrhe, à la colline de l’encens ». Car sentant en elle-même la fatigue et le trouble, l’âme a commencé à se souvenir du Seigneur Jésus, c’est-à-dire de son propre Sauveur. Elle pense à lui, non pas du haut du ciel où il est monté vers la gloire qu’il a possédée auprès du Père, avant la création du monde, mais de la terre du Jourdain, c’est-à-dire de la montée, et « de l’Hermon, humble montagne où l’abîme appelle l’abîme ». Ce qui signifie que la mortification qui nous incombe, appelle comme modèle et secours la mort du Christ, que notre souffrance appelle sa souffrance, et notre patience sa patience.

C’est également sur cette montagne de la myrrhe que Paul fait monter ceux auxquels il dit : « Vous êtes morts, et votre vie est cachée en Dieu avec le Christ ». Ainsi donc, au souvenir de notre Sauveur, et surtout de sa tendresse et de sa patience où il nous révèle son très grand amour à notre égard et nous en donne le modèle, résistons à la fatigue, tenons bon, immobiles devant les tentations de toutes sortes, associés pour lui à ses souffrances, afin d’être avec lui associés à sa gloire. Qu’il nous donne cette grâce lui-même, lui sans qui nous ne pouvons rien, lui en qui nous pouvons tout, lui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Isaac de l’Etoile – Sermon 15, 11.

Qui est Isaac de l’Etoile

De nationalité anglaise, né vers 1110, venu en France tout jeune pour achever ses études, Isaac entre sans doute à l’abbaye de Pontigny. En 1147, il devient abbé du monastère de l’Étoile, de la filiation de Pontigny, non loin de Poitiers. Puis on le trouve dans l’île de Ré, où le monastère de Notre-Dame des Châteliers, qu’il a fondé, vit dans une grande pauvreté. Il y meurt en 1178. Isaac est un homme cultivé, il a reçu une bonne formation littéraire, philosophique, théologique, il a beaucoup d’idées originales qu’il exprime de façon imagée.

Comme tout bon cistercien, Isaac a écrit un traité « De anima », mais son ouvrage le plus important, par lequel il exerça le plus d’influence, est un recueil de 54 sermons disposés selon l’année liturgique, qu’il veut être « une exhortation capable d’édifier les frères ». L’abbé parle à ses moines dans le but de leur apporter une nourriture spirituelle, et de les faire progresser. Il y fait preuve d’une profonde unité intérieure. C’est le Christ qui recrée l’unité dans le cœur de l’homme après la rupture du péché. Et c’est le Christ aussi qui refait l’unité du Corps mystique, le Christ total.

Source : Abbaye de Cîteaux


Catalogue de Pâques

Le catalogue de Pâques est disponible.

Le magasin sera ouvert les lundis 12, 19 et 22 mars.

N.B. le samedi 10 mars, fermeture du magasin le matin à 10h50 (Messe pour la Paix à 11h)

Spécial Pâques 2018

N’attendez pas la dernière minute pour commander.


Février – L’amour divin

FEVRIER

L’amour divinGertrude-Helfta-375

Pour te rendre grâces…

Ecoutons Sainte Gertrude d’Helfta dans Le Héraut de l’amour divin

Que mon âme te bénisse, Seigneur Dieu, mon Créateur. ! Que mon âme te bénisse et que, du plus profond de moi-même, tes miséricordes te célèbrent, puisque ta tendresse débordante m’en a si généreusement enveloppée, ô mon très doux Amant. Je rends grâce, autant que je le puis, à ton immense miséricorde ; avec elle, ma louange glorifie cette inlassable patience par laquelle tu as si longtemps fermé les yeux sur moi. Les années de mon bas âge, de mon enfance, de mon adolescence et de ma jeunesse, presque jusqu’à vingt-cinq ans, s’écoulaient dans un fol aveuglement. Dans mes pensées, mes paroles, mes actions, j’aurais fait sans remords de conscience, je m’en rends compte aujourd’hui, tout ce qui me plaisait, tout ce qui était permis. Mais tu me préservais, soit parce que j’éprouvais naturellement l’horreur du mal et le goût du bien, soit par les remontrances venues du dehors. J’aurais ainsi vécu comme une païenne parmi les païens, et je n’aurais jamais compris que toi, mon Dieu, tu récompenses le bien comme tu punis le mal. Et pourtant, dès l’enfance, dès ma cinquième année, tu avais choisi de me préparer pour toi, parmi les plus fidèles de tes amis, dans le cénacle d’un saint monastère.

Pour mon amendement, je t’offre, Père très aimant, toute la Passion de ton Fils bien-aimé, depuis l’heure où, couché dans la paille de la crèche, il fit entendre ses premiers vagissements. Et tout ce qu’il supporta ensuite : la dépendance du bébé, les limites de l’enfant, les difficultés de l’adolescent, les souffrances du jeune homme, jusqu’à cette heure où, inclinant la tête sur la croix, il rendit l’esprit avec un grand cri. De même, pour suppléer à toutes mes négligences, je t’offre, Père très aimant, toute la vie très sainte, absolument parfaite en toutes ses pensées, paroles et actions, de ton Fils unique. Et cela, depuis l’heure où, envoyé du trône céleste, Il entra dans notre zone terrestre par l’annonce faite à la Vierge, jusqu’à cette heure où il offrit à ton regard paternel la gloire d’une humanité victorieuse. Pour rendre grâce, en me plongeant dans le profond abîme de ma bassesse, je loue et j’adore en même temps la suprême excellence de ta miséricorde et l’extrême douceur de ta bienveillance. Par elles, Père des miséricordes, au milieu de ma vie de perdition, tu m’as témoigné des pensées de paix, et non de malheur, en me relevant par la multitude et la grandeur de tes bienfaits. Et tu as encore ajouté à cela cette intimité incroyable de ton amitié, en me donnant, de diverses manières, pour mettre le comble à ma joie, ce sanctuaire très noble de la divinité : ton Cœur déifié. De plus, tes fidèles promesses ont séduit mon âme en me montrant les bienfaits que tu veux m’accorder à l’heure de ma mort et après ma mort. Même si je n’avais reçu de toi aucun autre don, celui-là suffirait à faire haleter mon cœur d’une vive espérance.

Le Héraut de l’amour divin – SC 139, p. 330-340 (extrait)

Qui est Gertrude d’Helfta (1256 – 1301/2)

Confiée à l’âge de cinq ans au monastère d’Helfta, près d’Eisleben, en Saxe, Gertrude y reçut une formation très soignée. D’une intelligence très vive, aimée de toutes ses sœurs, elle fît la découverte de la vie mystique dans une vision initiatrice, le 27 janvier 1281, après complies. Les seuls événements notables de sa vie seront ceux de sa vie intérieure, qui sera nourrie, structurée par les célébrations liturgiques. Le mystère du Christ tient chez elle une place centrale, en particulier dans le mystère eucharistique.

Parmi ses œuvres, écrites en latin, on compte principalement « Les exercices » et « Le Héraut de l’Amour divin », proclamation de l’Amour du Christ envers les hommes. Notre désir de nous unir à lui nous fait atteindre en son Cœur toute la personne du Christ : le coup de lance a ouvert notre amour jusqu’à Lui.

Source : Abbaye N-D de Cîteaux

Infos complémentaires


Solennités en février

VENDREDI 2 FEVRIER – Présentation du Seigneur – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 10 FEVRIER – Sainte Scholastique – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

MERCREDI 14 FEVRIER – Mercredi des Cendres – Entrée en Carême

Horaire habituel 

N.B. – tous les lundis (sauf 1er), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier liturgique du mois – Messes-Février-2018 


Janvier – Epiphanie

JANVIER

Temps de Noëlepiphanie-480

Epiphanie du Seigneur

Triple Epiphanie…

Ecoutons Saint Bernard dans son sermon 3 pour l’Epiphanie (extraits)

 […]
2. La solennité de ce jour tire donc son nom d’un mot qui signifie manifestation, car ce mot épiphanie n’a pas d’autre sens. C’est donc aujourd’hui la manifestation de Notre-Seigneur, non pas d’une seule, mais d’une triple manifestation, selon ce que nos pères nous ont appris En effet, c’est aujourd’hui que notre Roi, encore tout petit enfant, s’est manifesté peu de jours après sa naissance, aux premiers des gentils qu’une étoile avait amenés jusqu’à lui. C’est également en ce jour, que Jésus ayant accompli sa trentième année dans la chair, car en tant que Dieu, il est toujours le même et ses années ne marchent point vers leur déclin, il vint au Jourdain, confondu dans la foule des gens de sa nation pour être baptisé, et que le témoignage de Dieu, son Père, le fit connaître aux hommes. C’est également aujourd’hui que, se trouvant, avec ses disciples, invité à des noces où le vin a manqué, il a changé l’eau en vin par un miracle admirable de sa puissance. Mais je préfère considérer plus particulièrement la manifestation qui s’est faite du Sauveur pendant les premiers jours de son enfance, parce qu’elle est remplie d’une très grande douceur, et que d’ailleurs c’est celle qui est le principal objet de cette fête.
[…]

5. Alors, dit l’Evangéliste « Ils ouvrent leurs trésors et ils lui offrent en présents, de l’or, de l’encens et de la myrrhe » (Ibid.). S’ils ne lui avaient offert que de l’or, peut-être auraient-ils paru avoir eu la pensée de venir en aide à la pauvreté de la mère, et lui donner les moyens d’élever son enfant. Mais comme ils lui offrent en même temps de l’or, de l’encens et de la myrrhe, il est évident que leurs offrandes ont un sens spirituel. En effet, l’or passe pour ce qu’il y a de plus précieux parmi les richesses des hommes; c’est ce que, avec la grâce du Sauveur, nous lui offrons dévotement lorsque, pour son nom, nous renonçons entièrement aux biens de ce monde. Mais à présent il ne nous reste plus, après avoir si complètement foulé aux pieds les choses de la terre, qu’à rechercher avec une plus vive ardeur celles des cieux. Car c’est ainsi que nous pourrons lui offrir la bonne odeur de l’encens qui, selon saint Jean, comme nous le voyons dans son Apocalypse (Apoc. V, 3), représente les prières des saints. Voilà ce qui faisait dire au Psalmiste : « Que ma prière s’élève vers vous comme la fumée de l’encens » (Psal. CXL, 2) et à l’Ecclésiastique : «La prière du juste perce les nues ». La prière, dis-je, non de quiconque, mais du juste (Eccles. XXXV, 21), car la prière de quiconque qui détourne l’oreille pour ne point écouter la loi de Dieu, est exécrable (Prov. XXVIII, 9).

6. Si donc vous voulez être juste et ne point détourner l’oreille des commandements de Dieu, pour que lui-même ne détourne pas la sienne de vos prières, il faut non-seulement que vous méprisiez le siècle présent, mais encore que vous châtiez votre chair et la réduisiez en servitude. Car celui qui a dit: «Quiconque ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple » (Luc. XVI, 32), et encore «Si vous voulez être parfaits, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-le aux pauvres, puis revenez vous mettre à ma suite » (Matt. XIX, 21), est le même qui a dit dans un autre endroit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il porte sa croix et me suive » (Luc. IX, 23). L’Apôtre voulant expliquer le sens de ces paroles, disait ; «Ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec toutes ses passions et ses désirs déréglés » (Gal. V, 24). La prière doit donc avoir deux ailes, le mépris du monde et la mortification de la chair, et avec elles il n’est pas douteux qu’elle puisse pénétrer les cieux et s’élever en présence de Dieu comme la fumée de l’encens. Pour que notre sacrifice soit agréable et que notre offrande mérite d’être accueillie, il faut qu’à l’or et à l’encens s’ajoute encore la myrrhe, car bien qu’elle soit amère, elle n’en est pas moins fort utile, elle conserve le corps qui est mort à cause du péché et l’empêche de tomber en pourriture en tombant dans le vice. Qu’il suffise de ce peu de mots pour nous engager à imiter les offrandes des Mages.

7. Mais comme nous avons parlé de manifestation, il est bien que nous recherchions ce qui se manifeste à nous dans cette fête. L’Apôtre se charge de nous l’apprendre en nous disant : « Ce qui a paru, c’est la bonté et l’humanité du Sauveur notre Dieu » (Tit. III, 4). Et, en effet, nous avons entendu l’Evangéliste nous dire que «étant entrés dans la maison, les Mages y trouvèrent l’Enfant avec Marie sa mère » (Matt. II, 41). Or dans ce corps d’enfant qu’une mère réchauffait contre son sein virginal, qu’est-ce qui apparaît sinon la vérité de la chair qu’il a prise ? Dans la seconde manifestation, ne vous semble-t-il point qu’il est manifestement proclamé Fils de Dieu de la bouche même de son Père ? En effet, les cieux s’entrouvrirent au-dessus de sa tête, le Saint-Esprit en descendit sur lui sous la forme corporelle d’une colombe, et en même temps la voix du Père fit entendre ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances » (Matt. III, 17). Certes, il est assez manifeste après cela, il est assez évident et assez indubitable que le Fils de Dieu ne peut être que Dieu lui-même. Personne, en effet, ne révoque en doute que les enfants des hommes soient des hommes aussi, ni que les petits des animaux soient de la même espèce que ceux dont ils sont nés. Toutefois, pour qu’il n’y ait plus de place pour une erreur sacrilège, celui qui, dans la première manifestation, fut reconnu pour vrai homme et fils d’homme, et qui dans la seconde, n’en est pas moins déclaré Fils de Dieu, se montre dans la troisième vrai Dieu et véritable auteur de la nature qu’il change à son gré. Pour nous, par conséquent, mes bien-aimés, aimons Jésus-Christ comme étant véritablement homme et notre frère; honorons-le comme Fils de Dieu, et adorons-le comme Dieu. Croyons avec une entière sécurité en lui, et confions-nous à lui avec la même sécurité, mes frères, car le pouvoir de nous sauver ne lui manque point, puisqu’il est vraiment Dieu, et Fils de Dieu, non plus que la bonne volonté, attendu qu’il est comme l’un de nous un homme véritable et fils de l’homme. Comment pourrait-il se montrer inexorable à notre égard, quand il s’est fait, pour nous, semblable à nous et sujet à la douleur ?

Sermon 3 pour l’Epiphanie (extraits 2, 5,  6, 7)
Texte intégral


Solennités en janvier

LUNDI 1er JANVIER – Sainte Mère de Dieu – Journée Mondiale de la Paix – Solennité

Horaire du dimanche
– 10h00 : Messe de la Sainte Mère de Dieu

DIMANCHE 7 JANVIER – Solennité de l’Epiphanie du Seigneur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 13 JANVIER – Saint Hilaire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

VENDREDI 26 JANVIER – Solennité des Saints fondateurs de Cîteaux : Saint Robert, Saint Albéric et Saint Etienne (moines bénédictins de Molesmes, dans la mouvance de Cluny)

Horaire du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis (sauf 1er), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier liturgique du mois – Messes-Janvier-2018


Horaires Noël 2017

DIMANCHE 24 DECEMBRE – IVe DIMANCHE DE L’AVENT – Vigile de Noël

Horaire habituel du dimanche
– 7h30 : Laudes
– 8h45 : Tierce
– 10h00
: Messe
– 11h45
: Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : 1ères Vêpres de la Nativité + Adoration
– pas de Complies
– 22h00 : Office des Vigiles de Noël
– minuit : Messe de Noël 

LUNDI 25 DECEMBRE – SOLENNITE DE LA NATIVITE DU SEIGNEUR

Horaire habituel du dimanche
– 7h30 : Laudes
– 8h45 : Tierce
– 10h00
: Messe du Jour de Noël
– 11h45
: Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h00 : Complies

MARDI 26 DECEMBRE – Saint Etienne – Fête

- 7h30 : Laudes
– 8h30 : Messe
– 18h00 : Vêpres

DIMANCHE 31 DECEMBRE – Sainte Famille

Horaire habituel du dimanche
– 7h30 : Laudes
– 8h45 : Tierce
– 10h00
: Messe
– 11h45
: Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres de la Sainte Mère de Dieu + Adoration
– 20h00 : Complies
– 23h30 : Vigiles

LUNDI 1er JANVIER – Sainte Mère de Dieu – Journée Mondiale de la Paix

Horaire habituel du dimanche
– 7h30 : Laudes
– 8h45 : Tierce
– 10h00
: Messe de la Sainte Mère de Dieu
– 11h45
: Sexte
– 13h30 : None
Marche méditative pour la Paix animée par Pax Christi
– 14h00 : départ de l’église du village de Castagniers vers l’Abbaye)
– 15h00 : collation – temps d’échange
– 16h00 : Vêpres + Adoration
– 20h00 : Complies

MARDI 2 JANVIER

- 7h30 : Laudes
– 8h30 : Messe
– 18h00 : Vêpres