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Jeudi 4 juin 2020 :

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Solennités en juin

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices .

LUNDI 1er JUIN – Visitation de la Vierge Marie – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

MERCREDI 3 JUIN – Anniversaire de la Dédicace de notre église – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 13 JUIN – Saint Antoine de Padoue – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

VENDREDI 19 JUIN – Sacré Coeur – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

LUNDI 29 JUIN – Saint Pierre et Saint Paul – Apôtres – Solennité

Messe à 10h

N.B. – Tous les lundis (sauf les 1 et 29 ) + jeudi 4 et mardi 30, jour de désert, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Juin-2020  


Juin – Le souffle de l’Esprit

Mois de juin

« Tu envoies ton souffle… tu renouvelles la face de la terre »

Ecoutons le bienheureux Aelred de Rievaulx – Abbé
« Sermon sur la septuple voix du Saint Esprit à la Pentecôte »

pentecote-2020-480Selon le dessein de Dieu, au commencement, l’Esprit de Dieu a rempli l’univers, « déployant sa vigueur d’un bout du monde à l’autre et gouvernant toute chose avec douceur » (Sg 8,1).

Mais, en ce qui concerne son œuvre de sanctification, c’est à partir de ce jour de Pentecôte que « l’Esprit du Seigneur a rempli l’univers » (Sg 1,7). Car c’est aujourd’hui que cet Esprit de douceur est envoyé par le Père et le Fils pour sanctifier toute créature selon un plan nouveau, une manière nouvelle, une manifestation nouvelle de sa puissance et de sa force.

Auparavant « l’Esprit n’avait pas été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7,39)… Aujourd’hui, venant du séjour céleste, l’Esprit est donné aux âmes des mortels avec toute sa richesse, toute sa fécondité. Ainsi cette rosée divine s’étend sur toute la terre, dans la diversité de ses dons spirituels.

Et il est juste que la plénitude de ses richesses ait ruisselé pour nous du haut du ciel, puisque peu de jours auparavant, par la générosité de notre terre, le ciel avait reçu un fruit d’une merveilleuse douceur…

L’humanité du Christ, c’est toute la grâce de la terre ; l’Esprit du Christ, c’est toute la douceur du ciel. Il s’est donc produit un échange très salutaire : l’humanité du Christ est montée de la terre au ciel ; aujourd’hui, du ciel est descendu vers nous l’Esprit du Christ…

C’est partout que l’Esprit Saint agit ; c’est partout que l’Esprit prend la parole. Sans doute, avant l’Ascension, l’Esprit du Seigneur a été donné aux disciples lorsque le Seigneur leur a dit : « Recevez le Saint Esprit. Tous ceux à qui vous remettrez leurs péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus ».

Mais, avant la Pentecôte, on n’a pas entendu la voix de l’Esprit Saint, on n’a pas vu briller sa puissance. Et sa connaissance n’est pas parvenue aux disciples du Christ, qui n’avaient pas été confirmés en courage, puisque la peur les obligeait encore à se cacher dans une salle fermée à clé.

Mais à partir de ce jour, « la voix du Seigneur domine les eaux…, elle taille des lames de feu… et tous s’écrient : Gloire ! » (Ps 28,3-9)

« Sermon sur la septuple voix du Saint Esprit à la Pentecôte» Extraits
Sermones inediti, éd. Talbot, Rome 1952, 1, 112 114 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 226)

Qui est Aelred de Rievaulx

Aelred naît en 1109 au nord de l’Angleterre, aux confins de l’Ecosse, dans la ville d’Hexam. Le garçon reçoit une excellente instruction à l’école de son bourg natal, et y apprend le beau latin qu’il ne devait jamais oublier. Adolescent, il est admis à la cour du roi d’Ecosse, David Ier où se fait jour une de ses caractéristiques : son aptitude à se faire des amis. Il devient bientôt sénéchal (ou économe) de la cour. En cette qualité, il est envoyé en mission auprès de l’archevêque d’York. Là, il entend parler de l’abbaye de Riévaulx, et il y entre à 24 ans, en 1133. Riévaulx, sur les bords de la Rii, d’où son nom, était alors sous la conduite du secrétaire même de saint Bernard : Guillaume. Aelred eût aussi pour père-maître un autre claravallien : Simon de Clairvaux. Il nous dit que ses lectures au noviciat étaient de préférence les « Confessions » de saint Augustin et l’évangile selon saint Jean; on lisait aussi le Traité « Les degrés de l’humilité » de Bernard, et bien sûr, la Règle de saint Benoît. On voit là les principales sources de sa future doctrine : Augustin et Bernard. S’étant rendu à Rome, il a eu l’occasion de rencontrer Bernard à Clairvaux. À son retour, il devient maître des novices à Riévaulx. Puis il est choisi comme premier abbé de Reversby, fondation de Riévaulx. Il y demeure cinq ans, après lesquels il est élu, en 1147, abbé de Riévaulx, monastère qu’il dirige durant vingt ans, jusqu’à sa mort, en 1167.

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Mai – Trinité

Mois de mai

« Trinité »

Ecoutons Guillaume de Saint Thierry
« Le Miroir de la foi »

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Le Quadrilobe – Miniature vers 1220

C’est pourquoi le Verbe de Dieu est apparu dans la forme d’un homme, afin qu’ayant autrefois parlé à plusieurs reprises et en diverses manières, à nos pères par les prophètes, Dieu nous parle enfin en ces jours présents par son Fils ; c’est-à-dire efficacement, comme par son Verbe même, car ce qui se faisait en lui temporellement et corporellement, il le tendait à recevoir pour ainsi dire aux mains de la foi ; mais le Verbe lui-même, par qui tout a été fait, il le promettait à ceux qui devaient être purifiés à travers les réalités corporelles et temporelles et réservait à ceux qui seront purifiés de le contempler et de le posséder plus pleinement dans l’éternelle béatitude.

De même qu’au ciel, le Christ ne sera pas connu selon l’homme, de même ici-bas, que ceux qui désirent le connaître dans une certaine mesure au-dessus de l’homme, ne s’attachent pas trop aux mots qui sont dits de lui, mais qu’ils s’en servent comme d’un navire pour passer de la foi à la vision. En effet, quand il est dit que le Père est dans le Fils et le Fils dans le Père et qu’ils sont en nous, et nous en eux, si nous comprenons ces choses selon les mots, que forgeons-nous dans nos cœurs sinon une idole ? Puisque pour chacun le lieu est là où il se trouve, si en partant de ces paroles nous pensons « lieu » ou quelque chose de local en Dieu, nous errons loin de la vérité.

Comme nous l’avons dit, soit par les mots, soit par les formes des mots, il progresse beaucoup celui qui n’accepte dans son cœur à propos de Dieu aucune pensée qui ne soit Dieu lui-même, tant que Dieu ne peut être pensé tel qu’il est. Mais comme autre est le Père, autre le Fils, dire que pour le Père être dans le Fils est être ce qu’est le Fils, pour le Fils être dans le Père est être ce qu’est le Père. Quant à nous, nous sommes en eux par l’affection pieuse, et eux sont en nous par l’opération très miséricordieuse de l’amour lui-même.

Mais ces paroles du Seigneur et nos paroles qui les expriment, par l’usage ou par la raison, nous avons enseigné à notre bouche à les dire, à notre cœur à y penser autant de fois que nous le voulons ; cependant, parfois nous ne le comprenons pas, même si nous le désirons vivement, si ce n’est par l’expérience de l’affection et par le sens intérieur de l’amour illuminé.

C’est pourquoi le Seigneur lui-même apparaissant aux hommes dans la chair, de même qu’il a arraché du monde les vaines idoles, de même en proposant à ceux qui pensent à Dieu l’unité dans la Trinité et la Trinité dans l’unité, il a, fulgurant éclair de la divinité, ôté toute vaine imagination relative à Dieu de la pensée inspirée de la foi. Du moment qu’il a enseigné que l’intelligence de la divinité dépasse l’homme, il a enseigné par-là aux hommes à penser à sa manière.

Donc tous les faits ou paroles du Verbe de Dieu sont pour nous une seule parole ; tout ce qu’à son propos, nous lisons, entendons, disons, méditons, soit en provoquant l’amour, soit en suscitant la crainte, nous ramène à l’un, nous conduit vers l’un ; beaucoup de choses sont dites à propos de lui et rien n’est dit, car on ne parvient à la réalité que si lui-même que nous cherchons vient à nous, illumine devant nous son visage et éclaire sa face pour qu’à la lumière de son visage, nous sachions par où nous avançons. Son visage qui se fait connaître au sentiment de celui qui aime, c’est sa volonté ; sa face, c’est la connaissance de la vérité.

Jamais on ne pense bien au sujet de Dieu, sinon quand Dieu se présente sous cette face ou que le sentiment de celui qui sent Dieu se conforme à cette face ; et on ne juge pas bien de ce que l’on a ainsi senti, si ce n’est pas de ce visage que provint le jugement de celui qui juge; on ne fait rien de bien et on ne vit pas bien si ce n’est de lui que vient la forme des actes et de la vie de qui veut vivre selon Dieu et l’on ne cherche à avoir et l’on ne reçoit de lui que par le don de la grâce qui prévient tout mérite.

Le Miroir de la foi – n° 76-77 – Extraits

Qui est Guillaume de Saint Thierry – Théologien et philosophe

Né à Liège vers 1085, Guillaume quitte son pays pour faire ses études, sans doute à Laon. Puis il prend l’habit monastique dans l’abbaye bénédictine de Saint Nicaise de Reims, alors en pleine ferveur. Il devient ensuite abbé du monastère bénédictin de Saint-Thierry, près de Reims, vers 1121. Il avait fait la connaissance de Bernard quelques années auparavant ; celui-ci l’avait conquis, et Guillaume désirait devenir cistercien. Bernard qui trouve ce projet trop peu mûri, s’oppose à ce que son ami entre à Clairvaux. Plusieurs années après, en 1135 passant outre aux conseils de Bernard, Guillaume rejoint la jeune fondation cistercienne de Signy, le monastère de saint Bernard le plus proche de Reims, où il demeurera jusqu’à sa mort en 1148.

Ce séjour à Signy est fécond : Guillaume écrit beaucoup : « Commentaire du Cantique » dont il avait dû parler avec Bernard quand ils étaient tous deux malades à Clairvaux, « Enigme de la foi », et surtout la « Lettre d’Or », dédiée aux frères chartreux du Mont-Dieu, qui est un condensé de sa doctrine.

Excellent théologien et philosophe, Guillaume est aussi un grand mystique. Pour lui, le dogme est matière à contemplation, non à spéculation. Il est nourri des écrits des Pères de l’Eglise, et très sensibles à ce qu’ils ont de concordant. C’est un des auteurs occidental qui a le mieux perçu en profondeur la pensée d’Origène.

Moine avant tout, il contribue plus qu’un autre à la théologie de l’expérience de Dieu, fondée sur la foi, dont l’objet ne peut être atteint que par l’amour. C’est l’Esprit-Saint, union du Père et du Fils, qui communique à l’âme cet amour réciproque du Père et du Fils, et ainsi qui la divinise, la rendant semblable aux Personnes divines. Cette mystique trinitaire est l’apport le plus original et le plus riche de la pensée de Guillaume.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux


Avril – Qu’ils soient avec moi

Mois d’avril

« Qu’ils soient avec moi»

Ecoutons Guerric d’Ignymain-tendue-480
Sermon pour l’Ascension – 1-2

« Père, quand j’étais avec eux, je les gardais en ton nom ». Le Seigneur prononça cette prière la veille de sa passion. Mais il n’est pas hors de propos de l’appliquer au jour de l’Ascension, au moment où il allait quitter définitivement ses petits enfants qu’il confiait à son Père.

Lui qui, au ciel, a créé, enseigne et dirige la multitude des anges, il s’était associé sur la terre une toute petite troupe de disciples pour les instruire par sa présence dans la chair, jusqu’au moment où, leurs facultés ayant quelque peu grandi, ils seraient capables d’être conduits par l’Esprit. Grand lui-même, il aimait ces tout-petits d’un grand amour : il voyait ceux qu’il avait arrachés aux habitudes du monde, renoncer à tout espoir du siècle et ne tenir qu’à lui seul. Pourtant, aussi longtemps qu’il voulut vivre avec eux corporellement, il ne leur prodigua pas tellement les marques de son affection ; il se montra avec eux plus ferme que tendre, comme il convient à un maître et à un père.

Cependant, lorsque le moment fut venu de les quitter, il sembla vaincu par la tendre affection qu’il leur portait, et ne put leur dissimuler l’abondance de sa douceur, qu’il leur avait cachée jusque-là. D’où ces mots : « Comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout ». Car » il répandit sur ses amis presque toute l’intensité de son amour, avant de se répandre lui-même comme de l’eau pour ses amis. Il leur livra alors le sacrement de son corps et de son sang et en institua la célébration. Je ne sais ce qu’il faut admirer le plus : sa puissance ou sa charité, lorsqu’il inventa cette nouvelle manière de demeurer avec eux pour les consoler de son départ. Malgré l’éloignement apparent de son corps, il allait demeurer non seulement avec eux, mais en eux, par la vertu du sacrement.

À ce moment encore, après une exhortation prolongée, il les recommanda au Père et, les yeux levés au ciel, il dit, entre autres choses : « Père, quand j’étais avec eux, je les gardais en ton nom, et aucun d’eux ne s’est perdu, sauf le fils de perdition. Mais maintenant je viens à toi ; garde en ton nom ceux que tu m’as donnés. Je ne te prie pas de les retirer du monde mais de les garder du mal », et la suite, que nous n’avons pas à rappeler ici, et encore moins à expliquer. Cependant, comme le suggère le texte cité, cette prière se résume en trois points qui constituent un résumé du salut et même de la perfection, si bien qu’on ne peut rien y ajouter : à savoir, que les disciples soient gardés du mal, sanctifiés dans la vérité et glorifiés avec lui. « Père, dit-il, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, pour qu’ils contemplent ta gloire ».

Heureux sont-ils, ceux pour qui plaide le juge lui-même ils ont pour intercesseur celui qui doit être adoré avec autant d’honneur que le Dieu à qui il adresse sa prière. Le Père ne lui refusera pas le souhait de ses lèvres, car il partage avec lui une seule volonté et un seul pouvoir, étant un seul Dieu. Tout ce que demande le Christ s’accomplira nécessairement, car sa parole est puissante et sa volonté efficace. Pour tout ce qui existe, « Il a dit et ce fut fait, il a commandé et ce fut créé ». « Je veux, dit-il, que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi ». Quelle sécurité pour les croyants, si du moins ils ne rejettent pas la grâce qu’ils ont reçue ! Car cette assurance n’est pas offerte aux seuls apôtres ou à leurs compagnons, mais à tous ceux qui par leur parole croiront à la Parole de Dieu : « Je ne prie pas pour eux seulement, dit-il, mais pour ceux-là aussi qui, grâce à leur parole, croiront en moi ».

Sermon pour l’Ascension – 1-2
Texte intégral

Qui est Guerric d’Igny – Abbé cistercien (vers 1080 – 1157)

La naissance de Guerric se situe entre 1070 et 1080 à Tournai, donc 10 à 20 ans avant celle de Bernard. Il reçoit son éducation à l’école cathédrale de Tournai : humanité, dialectique et théologie, ce qui lui vaudra un talent d’écrivain bien formé et développé. Sans doute bénéficiera-t-il de l’enseignement d’un maître fameux, Odon de Cambrai. Sans doute aussi sera-t-il chanoine de la cathédrale et chargé de l’école cathédrale. Mais, en 1116, il décide de mener la vie érémitique et se retire dans une petite maison, à proximité de l’église. Il entend parler de saint Bernard par deux de ses amis et visite Clairvaux en 1120, sans avoir l’intention d’y rester. Mais Bernard qui reconnaît en lui l’étoffe d’un bon moine, le presse d’entrer. Le voici novice à Clairvaux, un novice plus âgé que son abbé, et sur le plan humain, doté de plus d’expérience et de maturité. Guerric reste 13 ans à Clairvaux, période qui coïncide avec le plein épanouissement des dons de Bernard et sa meilleure production littéraire. Puis vers 1138, il est envoyé à Igny, en Champagne, qui a été fondée en 1128, et il en devient abbé. Il a environ 60 ans. Sa mauvaise santé le rend incapable de mener la vie commune et de prendre sa part du travail manuel. Il le regrette, car il voit dans cette observance du travail des mains une des voies où l’on rencontre Jésus. Sous l’abbatiat de Guerric, Igny prospère, les vocations arrivent nombreuses. Pourtant c’est uniquement à son œuvre, à ses sermons que sera due l’influence postérieure de Guerric qui meurt en 1157. Nous n’avons de Guerric que le recueil de ses sermons. Tous, sauf le dernier, ont pour sujet les fêtes de l’année liturgique. Guerric y insiste sur les mystères liturgiques et sur la formation du Christ en l’âme de ceux qui y participent. En maints endroits, il reprend l’idée origénienne de la conception et de la naissance du Christ en l’âme. En recevant les sacrements et en imitant le Seigneur, nous le faisons naître en nous. L’âme devient alors « Mère du Christ », et Celui-ci nous donne la vraie vie en communiquant l’Esprit qui procède du Père et de lui.

Voir également la page « Quelques auteurs cisterciens »


Solennités en mars

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices

IMPORTANT

15/03/2020 – En raison de la situation sanitaire actuelle, et pour une durée indéterminée, les offices ne sont plus ouverts au public.

SAMEDI 14 MARS – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

JEUDI 19 MARS – Solennité de Saint Joseph

Horaire du dimanche, messe à 10h

MERCREDI 25 MARS – Annonciation du Seigneur, Solennité

Horaire du dimanche, messe à 10h

N.B. – tous les lundis, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Mars-2020   


Mars – L’homme de péché

Mois de mars

« Se séparer de l’homme de péché »

Ecoutons Baudouin de Ford
Traité 11

Le vieil homme est un homme mauvais, pécheur, et moi-même qui parle, je suis cet homme. Moi aussi j’ai vieilli parmi tous mes ennemis, et je ne parle pas ici seulement des ennemis qui me sont extérieurs, de ces hommes, de ces habitants de Cédar avec qui j’ai vécu ; non, je veux parler ici avant tout de ces ennemis qui vivent en moi, qui habitent la terre de mon cœur et la terre de ma chair. Misérable et homme de péché que je suis, je suis devenu mon propre ennemi, de telle sorte que je peux, aussi bien pour moi que contre moi, adresser à Dieu cette prière : « Arrache-moi, Seigneur, de l’homme mauvais, arrache-moi de l’homme de péché. » Arrache-moi, Seigneur de moi-même. Après toi, Seigneur, il n’est personne que je doive tant craindre que moi. Qui donc dresse autant d’embûches à mon âme que moi ? Qui donc s’oppose autant à mon salut que moi-même ? Qui est aussi ingénieux à me procurer la mort que moi ? Qui sait aussi bien que moi me séduire et me caresser pour me faire périr ? Qui recherche à ce point mon âme pour la perdre ? Qui cherche autant à me ravir mon trésor ? Qui s’efforce autant que moi de m’éloigner de cet héritage magnifique que tu m’as promis ? Qui plus que moi, me voue une haine féroce ?

O dure, pesante, pitoyable et misérable condition humaine ! Nos ennemis sont vivants, ils sont plus forts que nous. Et nos ennemis, c’est nous-mêmes, êtres terrestres, charnels, animaux que nous sommes. Pas de paix, pas de sécurité pour nous, vis-à-vis de nous-mêmes, tant que nous ne serons pas pendus à la croix, crucifiés avec le Christ, pour détruire en nous le corps du péché, afin que nous ne servions plus le péché, mais que morts au péché, nous vivions pour la justice, et que, « sans crainte, délivrés de nos ennemis, nous le servions en sainteté et en justice, sous son regard, tout au long de nos jours.

Extrait du Traité 11

Qui est Baudouin de Ford

De nationalité anglaise, Baudouin entre à l’abbaye de Ford en 1169. Six ans plus tard, il en devient abbé. En 1180, il est évêque de Worcester, puis archevêque de Cantorbery. Il accompagne le roi Richard Cœur de Lion à la Croisade et meurt à Tyr en 1192.Baudouin est un homme de vaste culture, modeste, réservé. Il a laissé plusieurs traités dont : « Le sacrement de l’autel », où il veut créer un courant de piété eucharistique, sujet peu abordé à cette époque. C’est aussi un fervent de la vie commune dont il relève la valeur : elle a sa source dans la vie des trois personnes divines. Mais il en souligne aussi les exigences.

De ses seize petits traités, le plus célèbre est celui sur la vie commune.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux


Catalogue de Pâques

Dernière minute (13 avril) ! Les commandes continuent et peuvent toujours être expédiées, même après le 31 MARS ; nous contacter par mail ou téléphone (atelier.notre-dame@orange.fr ou 04.92.02.48.43).

Le catalogue a été mis à jour, cependant il est probablement utile de vérifier la disponibilité par téléphone, certains produits pouvant être en rupture.
Les personnes proches de l’abbaye pourront convenir d’un mode de retrait adapté aux conditions de sécurité actuelles. Le règlement peut se faire par virement, le RIB sera envoyé sur demande.

Le catalogue de Pâques est disponible.

Paques-2020-1

N’attendez pas la dernière minute pour commander.


Solennités en février

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices

DIMANCHE 2 FEVRIER – Présentation du Seigneur – Solennité – Journée mondiale de la Vie Consacrée

Messe à 10h

SAMEDI 8 FEVRIER – Sainte Vierge Marie, Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

MERCREDI 25 FEVRIER – Mercredi des Cendres – Entrée en Carême

Horaire habituel de semaine

N.B. – tous les lundis, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Fevrier-2020    


Février – Vivre simplement

Mois de février

« Vivre simplement – Le rapport aux biens »

Ecoutons Saint Bernard
Sermons divers, lettre, sermon pour l’Aventgiotto_renuncia_agli_averi-400

Les désirs de ce monde, ce sont la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie (1 Jn 2.16), qui entraînent l’homme en l’attirant vers l’amour de ce monde.

S’il renonce à tout cela, l’homme vit dans la maîtrise de soi en mettant un frein à la convoitise de la chair, à celle des yeux et à l’orgueil de la vie. Or, une fois qu’il s’est engagé dans cette sobre réserve, il oppose à une double ivresse une double sobriété. II y a d’une part une ivresse extérieure, qui consiste à se répandre dans les plaisirs; il y a d’autre part une ivresse intérieure, dans laquelle on se laisse envahir par la vaine curiosité. Au contraire, la sobriété extérieure consiste à mettre un frein aux plaisirs, et la sobriété intérieure est une manière de couper court aux vaines curiosités.

Voilà comment l’homme vit avec sobriété dans son rapport avec lui-même; et avec justice dans son rapport avec son prochain, s’il lui attribue ce qui lui revient de droit. La justice, en effet, consiste en ces deux réalités: se garder de nuire et faire le bien. S’abstenir du mal est le commencement de la justice, et faire le bien en est l’achèvement.

Sermons divers 54

Les raisons qui font d’un homme un saint sont au nombre de trois: la sobriété de l’existence, la justice de l’action, la ferveur de l’esprit. Nous mènerons une existence sobre si nous vivons avec maîtrise de soi, disponibilité aux autres et obéissance, autrement dit dans la chasteté, la charité, l’humilité. De fait, c’est par la maîtrise qu’on acquiert la chasteté, par la disponibilité qu’on accède à la charité, par l’obéissance qu’on parvient à l’humilité.

Les biens temporels sont licites si on ne les aime pas et illicites si on les aime. D’ailleurs qu’on les aime ou non, ils ne valent pas grand-chose puisque, par leur fatale douceur, ils finissent par pervertir le cœur de qui les possède.

Lettre 462,7

Or nous voyons que certains pauvres, s’ils vivaient une authentique pauvreté, ne se montreraient pas tellement peureux et tristes, puisqu’ils seraient des rois: les rois du ciel. Il s’agit de ceux qui veulent bien être pauvres, mais à la condition de ne manquer de rien; ils aiment la pauvreté dans la mesure où elle ne leur fait supporter aucun besoin.

Sermon pour l’Avent 4,5

Texte intégral :
Sermon divers 54
Sermon pour l’Avent 4, 5


Viens et Vois – 1-2 février

Grand week-end de la Vie Consacrée

Si tu veux participer au grand week-end de la Vie Consacrée, et en profiter pour découvrir la vie cistercienne, prends contact avec la sœur hôtelière 04 93 08 05 12.

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Janvier – Votre modèle: Jésus

Mois de janvier

« Votre modèle : Jésus »

Ecoutons Saint Bernard
Sermons pour la Résurrection, pour Noël, pour la Vigile de Noël et pour la Conversion

De riche qu’il était, il s’est fait pauvre pour nous (2 Co 8.9).  Quittant les richesses indicibles des cieux, il est descendu et venu dans le monde sans vouloir y posséder de biens, quels qu’ils soient: il est venu dans une si grande pauvreté qu’à sa naissance il fut déposé dans une crèche parce qu’il n’y avait plus de place dans l’hôtellerie (Le 2,7). Qui peut ignorer en outre que le Fils de l’homme n’avait pas même où reposer la tête (Lc 9,58) ?

À bien se plonger dans cette descente du Christ, comment encore se mettre en quête des richesses de ce monde? Ce serait vraiment un grand, un trop grand abus, si ce vil vermisseau que nous sommes prétendait être riche (1 Tm 6,9), lui pour qui le Dieu de majesté (Ps 28,3) et Seigneur a voulu devenir pauvre.

Sermon pour la Résurrection 3, 1

Et pourquoi le Sauveur lui-même, à qui appartient l’or aussi bien que l’argent, consacre-t-il dans son corps la sainte pauvreté ? De fait, ce n’est pas sans référence à un mystère bien déterminé que le Sauveur est emmailloté et couché dans une crèche (Lc 2,7) puisque, avec évidence, l’ange nous fait connaître cela comme un signe: « Voici, dit-il, ce qui vous servira de signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes.» (Lc 2,12).

Sermon pour Noël 4,1

Jésus le Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Juda. Considère alors avec quelle libéralité il s’abaisse jusqu’à nous. Il ne naît pas à Jérusalem, la ville royale, mais à Bethléem, la plus petite bourgade parmi les milliers qui sont en Juda (Mi 5.2).

Sermon pour la Vigile de Noël 1,5

Que l’âme prête l’oreille et entende avec un étonnement mêlé d’admiration la voix de Dieu même qui lui dit: « Heureux les pauvres d’esprit, parce que le royaume des cieux est à eux» (Mt 5,3). Or où trouver un pauvre d’esprit plus pauvre que celui qui n’a pas en lui où goûter un instant de repos, ni où reposer sa tête ?

Sermon pour la Conversion 7

Texte intégral :
3e sermon pour les fêtes de Pâques
4e sermon pour le jour de Noël
1er sermon pour la veille de Noël
1er sermon pour le jour de la Conversion de St Paul