Solennités en décembre

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices

SAMEDI 7 DECEMBRE – Saint Ambroise – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

LUNDI 9 DECEMBRE – Solennité de l’Immaculée Conception

Horaires habituels du dimanche – Messe à 10h

MERCREDI 25 DECEMBRE – SOLENNITE DE LA NATIVITE DU SEIGNEUR

Les horaires de Noël seront précisés ultérieurement.

N.B. – tous les lundis (sauf le 9 et le 30) + le mardi 10 , jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Les horaires de Noël seront précisés ultérieurement.

Calendrier du mois : Messes-Décembre-2019  


Décembre – Entrée en Avent

Mois de décembre

« C’est à l’heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra »

Ecoutons Saint Bernard  – Sermons 4 et 5 pour l’Avent – (extraits, 4-1, 5-1)avancez-au-large

Il est juste, frères, de célébrer l’avènement du Seigneur avec toute la dévotion possible, tellement son réconfort nous réjouit (…) et tellement son amour brûle en nous. Mais ne pensez pas seulement à son premier avènement, quand il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10) ; pensez aussi à cet autre avènement, quand il viendra pour nous emmener avec lui. Je voudrais vous voir sans cesse occupés à méditer sur ces deux avènements (…), « vous reposer entre ces deux bercails » (Ps 67,14), car ce sont là les deux bras de l’Époux entre lesquels reposait l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite m’entoure » (2,6). (…)

Mais il y a un troisième avènement entre les deux que j’ai évoqués, et ceux qui le connaissent peuvent s’y reposer pour leur plus grand bonheur. Les deux autres sont visibles : celui-ci ne l’est pas. Dans le premier, le Seigneur « est apparu sur la terre et a conversé avec les hommes » (Ba 3,38) (…); dans le dernier « Tout homme verra le salut de Dieu » (Lc 3,6; Is 40,5). (…) Celui du milieu est secret ; c’est celui où seuls les élus voient le Sauveur au-dedans d’eux-mêmes, et où leurs âmes sont sauvées.

Dans son premier avènement le Christ est venu dans notre chair et dans notre faiblesse ; dans son avènement intermédiaire il vient en Esprit et puissance ; dans son dernier avènement il viendra dans sa gloire et dans sa majesté. Mais c’est par la force des vertus que l’on parvient à la gloire, comme il est écrit : « Le Seigneur des armées, c’est lui le roi de gloire » (Ps 23,10), et dans le même livre : « Pour que je voie ta puissance et ta gloire » (62,3). Le second avènement est donc comme la voie qui conduit du premier au dernier. Dans le premier, le Christ a été notre rédemption ; dans le dernier, il apparaîtra comme notre vie ; dans sa venue intermédiaire, il est notre repos et notre consolation.

Saint Bernard – Sermons 4 et 5 pour l’Avent – (extraits, 4-1, 5-1)
Texte intégral – Sermon 4Texte intégral – Sermon 5


Concert de Noël-14 décembre

SAMEDI 14 DECEMBRE 2019 – A 15H30 dans L’EGLISE DE L’ABBAYE

Concert de Noël par le Choeur Tourrettissimo

Concert_Noel_14-12-2019

Choeur Tourrettissimo

Mozart, Vivaldi, Chilcott, Teleman, Chants traditionnels

Soprano : Christine Scaman
Orgue : Stéphane Eliot

Direction : Jean-Pierre Grégoire

ENTREE : 13 € au profit des travaux de restauration de l’abbaye

Parking assuré


Catalogue de Noël

Le catalogue de Noël est disponible.

Exceptionnellement, le magasin sera ouvert les lundis 2, 9, 16 et 23 décembre.

Avant de choisir, prenez quelques minutes pour savourer « LE CHOCOLAT » par Olivier Mottet et Roche Colombe

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N’attendez pas la dernière minute pour commander.


Nov. – Exigence de la lecture

Mois de novembre

« De l’exigence et du bonheur de lire »

Ecoutons Guillaume de Saint Thierry
Lettre aux frères du Mont Dieu ou « Lettre d’or »lire-la-bible

120. À des heures déterminées, il faut s’adonner à une lecture déterminée. Car une lecture occasionnelle, sans suite et comme trouvée par hasard, loin d’être structurante pour le cœur, le jette dans l’instabilité. Accueilli à la légère, le texte disparaît de la mémoire avec plus de légèreté encore. Il faut au contraire demeurer auprès de maîtres déterminés, et le cœur doit se familiariser avec eux.

121. C’est en effet dans l’esprit même qui a présidé à leur formation que les Écritures demandent à être lues, et pareillement aussi à être comprises. Jamais tu n’entreras dans la pensée de Paul, tant que par une attention suivie à le lire et une application assidue à le méditer tu ne te seras imprégné de son esprit. Jamais tu ne comprendras David, tant que par ta propre expérience tu n’auras pas revêtu les sentiments mêmes des psaumes. Et ainsi des autres auteurs. Quel que soit le livre de l’Écriture, il y a autant de distance entre sa lecture studieuse et un simple survol qu’entre une amitié et une rencontre de passage, ou entre un lien de convivialité et une visite occasionnelle.

122. Mais il faut aussi chaque jour prélever de la lecture quotidienne quelque passage pour le confier à la panse de la mémoire; un passage que l’on assimilera avec plus de soin et qui, rappelé à la bouche, sera plus longuement ruminé; un passage qui soit plus en rapport avec notre projet de vie, qui soutienne notre attention, et retienne le cœur de toute dispersion en le rendant insensible aux pensées vagabondes.

123. De la lecture suivie, il faut puiser un élan affectif et former une prière qui interrompe la lecture. Pareille interruption gêne moins le cœur qu’elle ne le rend aussitôt plus lucide pour entrer dans l’intelligence du texte.

124. La lecture se met au service de la visée profonde. Si dans la lecture c’est vraiment Dieu que cherche le lecteur, alors tout ce qu’il lit collabore avec lui dans ce but ; la pensée du lecteur captive et soumet au Christ toute son intelligence du texte. Mais s’il s’écarte de ce but recherché, sa visée entraîne tout avec elle et il ne trouve alors dans les Écritures rien de saint, rien de bon qu’il n’arrive, par vaine gloire, perversion du sens ou mauvaise intelligence, à faire servir à sa propre malice ou vanité. C’est que, en toutes les Écritures, le b.a.ba de la sagesse pour le lecteur consiste en une attention pleine de respect envers le Seigneur : en cette crainte respectueuse s’affermit d’abord l’intention du lecteur, et peuvent alors se donner de manière cohérente l’intelligence et le sens de l’ensemble du texte.

Lettre aux frères du Mont Dieu ou « Lettre d’or » – rédigée en 1144 – Extraits 

Qui est Guillaume de Saint Thierry – Théologien et philosophe

Né à Liège vers 1085, Guillaume quitte son pays pour faire ses études, sans doute à Laon. Puis il prend l’habit monastique dans l’abbaye bénédictine de Saint Nicaise de Reims, alors en pleine ferveur. Il devient ensuite abbé du monastère bénédictin de Saint-Thierry, près de Reims, vers 1121. Il avait fait la connaissance de Bernard quelques années auparavant ; celui-ci l’avait conquis, et Guillaume désirait devenir cistercien. Bernard qui trouve ce projet trop peu mûri, s’oppose à ce que son ami entre à Clairvaux. Plusieurs années après, en 1135 passant outre aux conseils de Bernard, Guillaume rejoint la jeune fondation cistercienne de Signy, le monastère de saint Bernard le plus proche de Reims, où il demeurera jusqu’à sa mort en 1148.

Ce séjour à Signy est fécond : Guillaume écrit beaucoup : « Commentaire du Cantique » dont il avait dû parler avec Bernard quand ils étaient tous deux malades à Clairvaux, « Enigme de la foi », et surtout la « Lettre d’Or », dédiée aux frères chartreux du Mont-Dieu, qui est un condensé de sa doctrine.

Excellent théologien et philosophe, Guillaume est aussi un grand mystique. Pour lui, le dogme est matière à contemplation, non à spéculation. Il est nourri des écrits des Pères de l’Eglise, et très sensibles à ce qu’ils ont de concordant. C’est un des auteurs occidental qui a le mieux perçu en profondeur la pensée d’Origène.

Moine avant tout, il contribue plus qu’un autre à la théologie de l’expérience de Dieu, fondée sur la foi, dont l’objet ne peut être atteint que par l’amour. C’est l’Esprit-Saint, union du Père et du Fils, qui communique à l’âme cet amour réciproque du Père et du Fils, et ainsi qui la divinise, la rendant semblable aux Personnes divines. Cette mystique trinitaire est l’apport le plus original et le plus riche de la pensée de Guillaume.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux


Solennités en novembre

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VENDREDI 1er NOVEMBRE – FÊTE DE TOUS LES SAINTS – Solennité

Horaires habituels du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 9 NOVEMBRE – Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

N.B. – tous les lundis, jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Novembre-2019     


Oct. – Aimer, se laisser aimer

Mois d’octobre

« Aimer et se laisser aimer »

Ecoutons Saint Benoît - Lettre à Ogier

copiste-decoupage-feuilleLa brève lettre, donnée ici en son entier,  permet de rencontrer Bernard dans la richesse de son affectivité, mais une affectivité toujours mesurée par l’intelligence. Il s’agit d’une lettre d’amitié, adressée à un ami.

À ta lettre brève, cette brève réponse de ma part : je prends volontiers prétexte de ta brièveté pour être bref à mon tour. Et, à vrai dire, que sert-il à une amitié vraie et, comme tu dis très justement, une amitié éternelle, de se répandre en bavardages inconsistants et éphémères ? Même quand tu t’efforces de me montrer et démontrer ton affection pour moi par une diversité de citations, une multiplicité de mots et une variété d’allusions littéraires, je sens bien, oui, que ce que tu exprimes reste inférieur à ton amour. Et de même tu ne te tromperas pas si tu penses la même chose en ce qui me concerne. Lorsque ta lettre est arrivée entre mes mains, elle t’a trouvé déjà dans mon cœur, toi qui l’avais envoyée. De même, cette lettre que voici, je ne l’écris pas sans ta présence, j’en ai la conviction, et je pense bien que tu ne la liras pas sans ma présence. C’est un travail pour tous deux de nous écrire l’un à l’autre, une fatigue pour nos courriers de porter les lettres de l’un à l’autre, mais est-ce un poids pour nos cœurs que d’aimer? Laissons donc ce qui ne peut se faire sans fatigue, et cultivons ce qui donne d’autant moins de fatigue qu’on s’y applique davantage. Oui, notre cerveau peut se reposer de composer, nos lèvres de parler, nos doigts d’écrire, nos messagers de courir en tout lieu, mais que nos cœurs ne se lassent pas de s’occuper jour et nuit de la loi du Seigneur (Ps 1, 2), qui consiste à aimer. Cette activité-là, plus on s’en dispense, moins on trouve le repos; plus on s’y applique, plus nous éprouvons le repos qu’elle nous procure. Aimons et laissons-nous aimer. Aimons, c’est notre intérêt; laissons-nous aimer, c’est l’intérêt de nos amis. Nous trouvons en effet notre repos en ceux que nous aimons; tandis que nous offrons en nous un lieu de repos à ceux dont nous nous laissons aimer. En outre, aimer en Dieu, c’est posséder l’amour; mais s’efforcer d’être aimé à cause de Dieu, c’est servir l’amour.

Mais que suis-je en train de faire ! J’ai promis d’être bref, et déjà je me montre prolixe !

           –  À propos de frère Guerric, si tu veux des nouvelles, ou plutôt puisque tu en veux, voici: il court, mais sans aller à l’aveuglette; il combat, mais sans frapper dans le vide (1 Co 9, 26). Cependant, comme il sait que le succès ne dépend pas de celui qui combat ou qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde (Rm 9,16), il te prie de prier Dieu pour lui, afin que celui qui déjà lui a donné et de combattre et de courir, lui donne et de vaincre et de parvenir au but.

         – Votre abbé, qui m’est très cher non seulement à cause de toi mais aussi à cause de sa bonne réputation, je le salue de tout mon cœur et par l’intermédiaire de ta bouche. J’aurai grand plaisir à le voir au jour et au lieu que tu as promis.

         – Je te confie également ceci: une fois encore la main du Seigneur s’est quelque peu appesantie sur moi (1 Sm 5, 6); j’ai été poussé, ébranlé, près de tomber (Ps 117,13); la hache se trouvait à la racine de cet arbre infructueux qu’est mon corps et j’ai bien craint d’être bientôt abattu (Mt 3, 10). Mais voici que, grâce à tes prières et à celles de tous nos autres amis, cette fois encore le Seigneur en sa bonté m’a épargné, dans l’attente toutefois qu’à l’avenir je porte le fruit promis (Lc 13, 8).


Solennités en octobre

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SAMEDI 12 OCTOBRE – Mémoire de la Sainte Vierge Marie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 18h00 : Vêpres

N.B. – tous les lundis, jour de désert, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Octobre-2019    


Samedi 5 octobre – Jardinage

L’association des Amis de Notre Dame de la Paix organise une journée « Jardinage » au monastère le samedi 5 octobre.

Venez nombreux pour une journée conviviale d’aide aux sœurs.

Renseignements au 06 27 14 66 56 – Monika Augier

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Solennités en septembre

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SAMEDI 7 SEPTEMBRE – Mémoire de la Sainte Vierge Marie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 18h00 : Vêpres

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE – Solennité de la Nativité de la Vierge Marie

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 14 SEPTEMBRE – La Croix Glorieuse – Fête

Horaire habituel de semaine – Messe à 8h30

N.B. – tous les lundis, jour de désert, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Septembre-2019   


Septembre – O Tendresse…

Mois de septembre

« Ô tendresse, prête l’oreille !»

Ecoutons Sainte Gertrude d’Helfta (Exercices VII, extraits)

Ô Tendresse ! Tendresse ! Ne m’abandonne pas dans mon angoisse. À mes sanglots, à mes cris, ne détourne pas ta face. Que ta charité t’incline à m’écouter avec patience. De grâce, ouvre ton sein, afin que je puisse reposer un moment et épancher mon esprit devant toi. Je suis assurée qu’en vertu de la bonté, de la bienveillance qui t’est naturelle, tu ne dédaignes aucun homme dans la désolation et ne méprise pas celui qui est dans la tribulation. Oh ! Combien agréable l’odeur de tes parfums, à ceux qui allaient tomber en défaillance. Toi, tu relèves ceux qui sont brisés ; toi, tu délies ceux qui sont enchaînés (Ps 145,7). Toi, tu ne dédaignes personne dans la tribulation ; toi, tu es attentive aux nécessités de tous, d’une manière maternelle et miséricordieuse. Toi, sur les désespérés tu veilles avec tendresse. Toi, à l’indigence de tous tu daignes subvenir avec la plus grande clémence. De grâce, maintenant, à moi indigente, prête l’oreille, afin que pour le bien de mon âme, je puisse avoir avec toi de précieux entretiens et que de toi je reçoive de chers conseils.

Voici que mes péchés me causent une vive frayeur, mes omissions me couvrent d’une profonde honte, le gaspillage de ma vie me cause une très grande crainte. Je redoute ce futur examen où le Christ, l’homme noble, me demandera des comptes. S’il voulait exiger de moi le temps qu’il m’a remis en dépôt, et l’intelligence, ce talent qu’il m’a confié pour fournir des intérêts, sans aucun doute je n’aurais aucune réponse convenable à faire à ta charité. Que ferai-je ? De quel côté me tournerai-je ? Je ne puis bêcher la terre ; mendier, j’en ai honte (Lc 16,3).

Ô tendresse ! Tendresse ! Ouvre ta bouche maintenant ; que ton doux conseil, je t’en supplie, réconforte mon âme. De grâce, réponds-moi : que décideras-tu de me faire dans cette conjoncture, car selon ton nom tu es un cœur vraiment tendre, et tu connais parfaitement ce qui en cette conjoncture me convient. De grâce, pardonne-moi et viens à mon secours et, en cette tribulation, ne me regarde pas avec indifférence. Laisse-toi émouvoir par la pauvreté de mon esprit et, le cœur touché de compassion, dis-moi dans ta bonté : « Faisons, toi et moi, bourse commune. » (Pr 1,14) Ô Tendresse ! Tendresse ! N’as-tu pas chez toi entreposées tant et de si belles richesses que le ciel et la terre ne suffisent pas à les contenir. Toi, tu as contraint mon Jésus à donner son âme pour mon âme, pour ma vie la sienne ; de la sorte tu as fait mien tout ce qui est sien et ainsi, par ton abondance, tu as accru les ressources du pauvre. De grâce, convoque mon âme famélique à tes libéralités, afin que je vive à pleine vie de tes richesses et que, par toi élevée, par toi nourrie, je ne défaille pas dans le service du Seigneur, jusqu’à ce que, sous ta conduite, je retourne à mon Dieu, et je rende mon esprit à celui qui me l’a donné (Qo 12,7).

Sainte Gertrude d’Helfta – Exercices VII, SC 127 (Œuvres spirituelles, trad. J. Hourlier et A. Schmitt, Éd. du Cerf, 1967, p. 289-293)

Qui est Sainte Gertrude d’Helfta –  1256-1301/2

Sainte Gertrude d’Helfta (ou Gertrude la Grande), née le 6 janvier 1256 et décédée le 17 novembre 1301 ou 1302 au monastère de Helfta (Allemagne), est une moniale cistercienne allemande. Gratifiée de grandes faveurs mystiques elle compte parmi les figures majeures de la Mystique rhénane et est considérée comme une des initiatrices de la dévotion au Sacré-Cœur. Liturgiquement elle est commémorée le 16 novembre.

A cinq ans, la petite Gertrude qui va devenir Gertrude la Grande est confiée pour son éducation au monastère bénédictin de Helfta en Saxe. Elle y trouve une atmosphère de vie spirituelle et intellectuelle intense. Elle a aussi la chance d’y avoir comme maîtresse et conseillère la grande Melchtilde de Hackeborn. Elle s’épanouit dans ce milieu qu’elle ne cherchera pas à quitter. En grandissant elle devient une moniale d’une intelligence rayonnante et d’une vaste culture. Si sa santé fragile la tient souvent éloignée du chœur, sa santé mentale, au contraire, reflète un grand équilibre. A partir de 1291, elle commence à être favorisée de visions qu’elle consignera dans cinq livres. Son expérience mystique s’appuie sur les mystères de la liturgie et reste totalement dépourvue de dolorisme. Elle fait une large place au Christ et tout particulièrement au Sacré-Cœur, « où est enclose toute la vertu de la Divinité. » Elle oriente l’âme vers la contemplation sereine et la jouissance de la vie divine « dans la resplendissante et toute calme Trinité ».

Bibliographie : Gertrude rédigera en moyen allemand, langue vernaculaire, de petits traités bibliques ou des florilèges patristiques, aujourd’hui perdus. Elle réservera le latin, langue de culture, pour des œuvres plus ambitieuses: les Exercices (Exercitia spiritualia) et Le Héraut de l’Amour divin (Revelationes ou Insinuationes ou Legatus divinae pietatis). Le premier de ces livres sera un guide spirituel en sept méditations, orienté sur l’engagement baptismal, tandis que le second, écrit en 1289, rendra compte des visions et révélations de la sainte, en cinq livres, dont le deuxième seul est complètement biographique.

Sources : Nominis, autres sources.
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Août – Son nom est Marie

Mois d’août

« Le nom de la Vierge était Marie… »

Ecoutons Saint Bernard (Homélie II – Missus Est, 17)

saint-bernard-marie-jesus-480« Nous dirons quelques mots sur ce nom dont la signification désigne l’étoile de la mer et qui convient tout à fait à la Vierge Mère. En effet, elle est comparée très justement à un astre ; car, de même qu’un astre envoie son rayon sans aucune altération de lui-même, de même la Vierge a enfanté son fils en gardant sa virginité. Le rayon n’enlève rien à la clarté de l’astre qui l’émet ; de même la naissance de son fils n’a rien diminué de l’intégrité de la Vierge.

Elle est cette noble étoile de Jacob, dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers ; elle illumine le monde et échauffe les âmes bien plus que les corps, elle enflamme les vertus et consume les vices. C’est une étoile lumineuse, dis-je, et très belle, placée nécessairement au-dessus de cette mer vaste et spacieuse ; elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.

Ô toi qui te vois ballotté dans le courant de ce siècle au milieu des orages et des tempêtes plus périlleusement que si tu marchais sur terre, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas être accablé par les tempêtes. Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les écueils des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, la trahison et l’envie, regarde l’étoile, invoque Marie. Si la colère, l’avarice ou les concupiscences de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie. Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pense à Marie. Dans les dangers, dans les difficultés, dans les perplexités, pense à Marie, invoque Marie. Que ce nom ne s’éloigne pas de tes lèvres, ni de ton cœur ; mais, pour obtenir ce que tu implores par son suffrage, n’oublie pas les exemples de sa vie. En suivant Marie, on ne dévie pas ; en la priant, on ne saurait désespérer ; en pensant à elle, on ne se trompe pas. Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas ; si elle te protège, tu ne craindras pas ; si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue ; et si elle t’est favorable, tu es sûr d’arriver. Et ainsi tu comprendras par ta propre expérience combien cette parole est juste : Le nom de la Vierge était Marie… »

Saint Bernard – Homélie II – « Sur les gloires de la Vierge mère » – Missus Est – 17 – Extraits
Texte intégral