Journées du Patrimoine

JOURNÉES DU PATRIMOINE 2017

ABBAYE CISTERCIENNE NOTRE-DAME DE LA PAIX À CASTAGNIERS

“VILLAGE PERCHÉ ENTRE MER ET MONTAGNE”

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VISITE DU PATRIMOINE UNIQUEMENT DIMANCHE 17 SEPTEMBRE – pas de visite le samedi

  • APRES-MIDI : 15H00

DÉCOUVERTE COMMENTÉE DU SITE 

PARKING ASSURÉ ABBAYE NOTRE-DAME DE LA PAIX - 271 ROUTE DE ST BLAISE – CASTAGNIERS
Tél. 04 93 08 05 12 – e-mail : abbayedecastagniers.accueil@orange.fr

ACCÈS :

  1. Par la D. 6202, au rond-point Castagniers-Les Moulins, D 14, Castagniers Village et Rte de St Blaise, Grand portail sur la gauche.
  2. De Nice-Nord, prendre vers Gairaut, Aspremont, et D 14, Rte de St Blaise.
  3. De Nice-Est, prendre vers St André de la Roche, puis D 19 Tourrette-Levens, Aspremont et D 14, Rte de St Blaise.

Voir également la page : comment venir à l’Abbaye ?


Solennités en septembre

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices .

VENDREDI 8 SEPTEMBRE – Solennité de la Nativité de la Vierge Marie

- Messe à 10h

SAMEDI 9 SEPTEMBRE – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

JEUDI 14 SEPTEMBRE – La Croix Glorieuse – Fête

Horaire habituel 

N.B. – tous les lundis, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Septembre-2017 


Septembre – Chercher Dieu

SEPTEMBRE

Cathédrale de Chartres - Le labyrinthe

Cathédrale de Chartres – Le labyrinthe

Bientôt l’automne

Temps propice à la réflexion

Saurons nous trouver le Seigneur…

Ecoutons Saint Bernard dans son 4e sermon (sermons divers)

Chercher Dieu

Nous savons ce que nous cherchons et quel est celui qui nous a conduits ici. Nous cherchons Dieu, nous attendons Dieu. Ce n’est pas une petite affaire, ni le fait d’une âme mesquine, puisque l’Épouse du Cantique, qui, du fait de son nom, se glorifie d’un amour particulier, se plaint souvent d’être déçue : « Je l’ai cherché, dit-elle, et je ne l’ai pas trouvé ». Car il est aussi admirable qu’aimable : on le trouve sans le chercher et on le cherche sans le trouver.

Si nous étions nés dès que l’homme apparut sur la terre et si notre vie s’étendait jusqu’à cent mille ans, notre quête durant ce temps ne serait pourtant pas encore digne de la gloire future qui se révélera en nous. Voici maintenant le temps de chercher ; voici maintenant, à portée de mains, le jour propice pour trouver. « Cherchez le Seigneur pendant qu’on peut le trouver, est-il dit, invoquez-le quand il est proche. » – « Tu es bon, Seigneur, pour l’âme qui te cherche ! » Si tu l’es pour celle qui te cherche, combien plus pour celle qui te trouve ! Si ton souvenir est si doux, que sera ta présence ? Si le lait et le miel sont doux sous la langue, que sera-ce sur la langue ?

Que cela vous serve de critère, frères, pour savoir si vous êtes dans la bonne voie, ou si vous vous en êtes écartés : « Joie, dit le psaume, pour le cœur qui cherche Dieu. » Si vous trouvez la joie au milieu des fatigues, si vous courez d’un pas sûr et infatigable dans la voie des commandements de Dieu, il est certain que vous cherchez toujours sa face.

… Il en est qui sont unis à Dieu par une sorte de colle, je veux dire par la charité, lien aussi agréable que sûr : adhérant au Seigneur, l’homme ne fait qu’un seul esprit avec Lui. Quoi qu’il fasse, quoi qu’il lui arrive, celui-là le fait tourner à son profit. Heureux cet homme, débordant de l’abondance magnifique de l’Esprit ! Par sa douceur et l’onction reçue, il supporte tous les hommes et se laisse porter par tous. Par cette colle, le regard divin nous a attachés à Lui dès le commencement du monde, pour que nous soyons saints et sans tache en sa présence, dans l’amour. N’est-ce pas notre bonheur de nous attacher à Dieu ?

Cherchez, Frères, cherchez le Seigneur et soyez pleins de force. Cherchons donc de manière à le chercher toujours, et qu’il puisse dire de nous en venant nous chercher : « Voici la race de ceux qui cherchent le Seigneur, qui cherchent la face du Dieu de Jacob. » Alors, que s’ouvrent les portes éternelles, et qu’il entre le Roi de Gloire, et nous aussi avec Lui, qui est Dieu béni pour les siècles.

Saint Bernard – 4ème sermon (extraits) – Sermons divers 
Texte intégral


Solennités en août

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices .

SAMEDI 12 AOUT – Saints Martyrs de Lérins – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

MERCREDI 15 AOUT – Assomption de la Vierge Marie – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

DIMANCHE 20 AOUT – Solennité de Saint Bernard

Horaire habituel du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis (sauf le 14 août, remplacé par le jeudi 17), jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Aout-2017


Paroles d’Humanité 19-20 août

SAMEDI 19 AOUT A 18H30 et DIMANCHE 20 AOUT A 16H30

PAROLES D’HUMANITE – Saint Bernard, comme on voudrait l’entendre aujourd’hui

Lecture théâtralisée et musicale de textes de Bernard de Clairvaux

Création Actant-Scène (www.actant-scene.fr) 

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Août – La source des jardins

AOUT

Laissons-nous porterchateau-de-saurs-jardins-450

Vers MARIE

Source des Jardins

Ecoutons Saint Amédée de Lausanne – Homélie pour l’Assomption

La source des Jardins

Considère comme il était normal qu’avant même que sa grandeur ait été élevée jusqu’aux cieux, le nom admirable de Marie ait resplendi sur toute la terre, et que sa renommée très illustre se soit répandue en tous lieux. Il convenait en effet que pour l’honneur même de son Fils, la Vierge, mère du Seigneur, régnât d’abord sur la terre, et pût enfin recevoir ainsi la gloire dans les cieux ; il convenait qu’elle fût comblée ici-bas pour pénétrer là-haut dans une sainte plénitude : comme elle avait été transportée de vertu en vertu, elle le serait aussi de clarté en clarté par l’Esprit du Seigneur.

Présente dans la chair, elle goûtait donc par avance les prémices du royaume à venir, tantôt s’élevant vers Dieu dans un élan impossible à dire, tantôt descendant aussi vers le prochain en une indicible charité. Là, elle était entourée par les hommages des anges ; ici elle était vénérée par les hommes qui la servent. Gabriel, l’annonceur des noces, l’assistait parmi les anges ; et Jean, heureux de s’être vu confier auprès de la croix, à lui vierge, la Vierge mère, la servait parmi les apôtres. Tous se réjouissaient de voir, les uns leur reine, les autres leur suzeraine, et ils s’empressaient dans un affectueux dévouement.

Pour elle, établie dans la forteresse la plus élevée des vertus et débordant de l’océan des dons divins, elle épanchait sur le peuple croyant et altéré, dans un ruissellement surabondant, l’abîme des grâces par lequel elle surpassait toutes les créatures. Elle apportait en effet la santé aux corps, et aux âmes la guérison, elle qui avait le pouvoir de réveiller de la mort le corps et l’âme. Qui s’est jamais éloigné d’elle malade ou triste, ou sans avoir été instruit des mystères célestes ? Qui donc est retourné chez lui sans être pleinement heureux, après avoir demandé à la mère du Seigneur ce qu’il désirait ?

La présence de Marie offre l’agréable saison de printemps, et pour celui qui, plein d’amour, se tournerait vers elle, ce serait le Paradis. « Tes parfums, dit l’Epouse, sont un jardin de grenadiers et d’arbres fruitiers, des cyprès et des nards ». Le paradis de la glorieuse Vierge porte des grenadiers avec toute la variété de leurs fruits, des pommiers par la perfection des œuvres. I1 y a aussi des cyprès et des nards. Débordante de ces biens si grands, l’épouse, mère de l’unique Époux, douce et très aimée en ses délices, est comme la source des jardins spirituels et le puits des eaux vives et vivifiantes qui jaillissent en torrent du Liban divin. Aussi fait-elle couler, depuis le mont Sion jusqu’à toutes les nations qui l’entourent ou sont répandues au loin, des fleuves de paix et des ruisseaux de grâces débordant du ciel.

Homélie 7 pour l’Assomption ; P.L. 188, col. 1338.

Qui est Amédée de Lausanne

Amédée entre à Clairvaux en 1125, sous la direction de Saint Bernard, après avoir passé quelque temps à Cluny. En 1139, il est nommé Abbé d’Hautecombe. Mais dès 1144, il doit renoncer à cette fonction, car il est nommé Evêque de Lausanne. Il se préoccupe alors d’étendre le rayonnement de son Ordre qui possède trois monastères dans son diocèse, dont Hauterive. Il eut des missions particulières qui le firent participer à la politique européenne de l’époque. Il meurt le 27 août 1159.

Infos complémentaires


Concert à l’abbaye – 16 juillet

Dimanche 16 juillet – 18h30

Concert Olivier Mottet et Roche Colombe

« MES ARMES » d’après Thérèse de Lisieux

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D’après de poèmes de sainte Thérèse, mise en musique par Olivier Mottet et Roche Colombe.

« Mes Armes » naît de leur collaboration et transmet un message réadapté au 21ème siècle et à tout un chacun.

Pour ce faire, Olivier et Roche sélectionnèrent tout d’abord quelques poèmes ou quelques vers afin de les retravailler ensemble, tout en respectant au maximum l’esprit de Thérèse. Dans un second temps, ils composèrent les musiques à l’écoute de la mélodie des mots.

Entrée gratuite – Participation libre au profit des travaux de l’abbaye

Parking assuré ⇒ Accès à l’abbaye


Juillet – Le centuple promis

JUILLET

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Par l’Esprit Saint

Et recevons au centuple

Ecoutons le Bienheureux Geoffroy d’Auxerre
« Le centuple promis »

N’a-t-il pas tout au centuple celui que remplit l’Esprit Saint et qui porte le Christ en son coeur ? La visite de l’Esprit Consolateur, la présence du Christ, ne sont-elles pas plus que le centuple ? Le centuple, c’est l’adoption des enfants, la liberté de l’esprit, les délices de la charité, la gloire de la conscience, le royaume de Dieu qui est en nous « non comme nourriture et boisson, mais comme justice, paix et joie dans le Saint-Esprit »… C’est ce feu que le Christ a voulu ardemment allumer. C’est la paix que le Christ a laissé aux siens. C’est la grâce de la dévotion, cette onction qui apprend tout, que connaît celui qui l’a éprouvée, qu’ignore celui qui ne l’a pas expérimentée, car seul peut la connaître qui l’a reçue.

L’oeil n’a pas vu, ô mon Dieu, si ce n’est vous, ce que vous avez préparé à ceux qui vous aiment. C’est la paix qui surpasse la paix, un continuel transport, le torrent de la divine volupté, le fleuve de la joie, la parfaite allégresse. Imaginez ce que vous voudrez, désirez tout ce que vous pouvez, cette félicité, cette éternité, cette béatitude dépasse toute pensée, tout désir.

Béatitude à laquelle daigne nous conduire dans sa miséricorde, nous prévenant de sa douce bénédiction, nous accordant pour attendre le centuple promis, pour soulager et guérir les souffrances de la vie présente, nous empêcher de tomber sur la route et nous faire espérer par ses dons actuels ceux qu’il nous destine dans la vie future, Celui qui est venu pour que nous ayons la vie, que nous l’ayons avec surabondance, Jésus-Christ Notre Seigneur, qui, avec le Père et le Saint Esprit vit et règne dans l’infinité des siècles. Amen.

Geoffroy d’Auxerre – Entretien de Simon-Pierre avec Jésus – chapitre 58 – Extraits

Qui est le Bienheureux Geoffroy d’Auxerre, premier biographe de Saint Bernard.

Geoffroy est surnommé d’Auxerre, comme étant son lieu de naissance vers 1120. Etudiant et disciple du célèbre Abélard, il était rentré en lui-même à la suite du sermon de Saint Bernard aux clercs de Paris, et l’avait suivi à Clairvaux avec beaucoup d’autres.

Geoffroy occupa une place privilégiée dans l’amitié de Saint Bernard, qui le prit pour secrétaire et compagnon de voyage pendant la prédication de la croisade en Allemagne. Nous lui devons la relation des faits miraculeux qui illustrèrent le voyage du saint.

Il réunit en une collection les lettres de l’abbé de Clairvaux, dont il demeure le principal biographe. Il écrivit pareillement, à la demande des Chapitres Généraux, une biographie du saint évêque Pierre de Tarentaise.

Elu abbé d’Igny en 1159, puis de Clairvaux deux ans plus tard, il s’employa à promouvoir la cause de canonisation de son maître et père, Bernard. Après quatre années de gouvernement, des difficultés qui tenaient plutôt aux affaires publiques de l’Eglise, l’amenèrent à se démettre. Il devint pourtant abbé de Fossanova (Italie), puis de Hautecombe. Alexandre III le désigna encore comme son légat pour l’Orient. Geoffroy mourut vers 1190.

Parmi ses oeuvres, il faut signaler les livres 3 à 5 de la « Vita Prima » de Bernard, un « Commentaire sur le Cantique », un « Commentaire sur le début de l’Apocalypse » et des sermons inédits. Sans être très personnels, les écrits de Geoffroy sont précieux pour les renseignements qu’ils nous donnent sur Bernard et la vie des premiers cisterciens.


Solennités en juillet

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices .

SAMEDI 8 JUILLET – Bienheureux Eugène III – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

MARDI 11 JUILLET – Solennité de Saint Benoît – Patron de l’Europe

Horaire du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Juillet-2017


AG amis ND de la Paix-9 juillet

Le DIMANCHE 9 JUILLET 2017 à 15H15

REUNION ANNUELLE des ADHERENTS à l’ASSOCIATION LES AMIS DE L’ABBAYE N.D. de la PAIX

• Exposé du Président de l’Association

• Mot de Mère Abbesse

• Verre de l’amité

• Vêpres à 17h15

Si vous désirez faire partie de l’Association, voir le lien ASSOCIATION et le mode d’emploi


Solennités en juin

SAMEDI 3 JUIN – Dédicace de notre église – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 10 JUIN – Jubilé de profession de Sr Etienne

Messe à 10h

SAMEDI 17 JUIN – Bienheureux Marie-Joseph Cassant – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

VENDREDI 23 JUIN – Sacré Coeur – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 24 JUIN – Nativité de Saint Jean Baptiste – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

JEUDI 29 JUIN – Saint Pierre et Saint Paul Apôtres – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Juin-2017 


Juin – Pentecôte

 JUIN – Pentecôte

Pentecote-mosaic-450Accueillons l’Esprit

Et laissons le agir en nous

Ecoutons Saint Bernard dans son premier sermon pour le jour de la Pentecôte
« Comment le Saint-Esprit opère trois choses en nous. »

3. Comme il nous a été ordonné de nous détourner du mal et de faire du bien (1 P 3, 11 et Ps 33, 14-15), voyez comment le Saint-Esprit vient au secours de notre faiblesse pour nous faire accomplir ces deux commandements, car si les grâces sont différentes, l’Esprit qui les donne est le même. Ainsi, pour nous détourner du mal, il opère trois choses en nous, la componction, la supplication et la rémission. En effet, le commencement de notre retour à Dieu est dans le repentir qui n’est certainement point le fruit de notre esprit, mais de l’Esprit-Saint : c’est une vérité que la raison nous enseigne et que l’autorité confirme. En effet, quel homme, s’il s’approche du feu, transi de froid, hésitera à croire, quand il se sera réchauffé, que c’est du feu que lui vient la chaleur qu’il n’aurait pu se procurer ailleurs ? Ainsi en est-il de celui .qui, transi de froid par le péché, s’il vient se réchauffer aux ardeurs du repentir, il ne peut douter qu’il a reçu un autre esprit que le sien, qui le gourmande et le juge ? C’est d’ailleurs ce que nous apprend l’Évangile; car, en parlant du Saint-Esprit que les fidèles doivent recevoir, le Sauveur dit : « Il convaincra le monde de péché (Jn 14, 8). »

4. Mais à quoi bon le repentir de sa faute, si on ne prie point pour en obtenir le pardon ? Or, il faut encore que ceci soit opéré par le Saint-Esprit, pour qu’il remplisse notre âme d’une douce confiance qui la porte à prier avec joie et sans hésiter. Voulez-vous que je vous montre que c’est là encore l’œuvre du Saint-Esprit ? D’abord, tant qu’il sera éloigné de vous, soyez sûr que vous ne trouverez rien qui ressemble à la prière au fond de votre cœur. D’ailleurs, n’est-ce pas en lui que nous nous écrions : Mon Père, mon Père (Rm 8, 16) ? N’est-ce pas lui encore qui prie pour nous avec des gémissements inénarrables (Ibidem, 26), et cela dans le fond même de notre cœur ? Que ne fait-il point dans le cœur du Père ? Mais, de même qu’au dedans de nous, il intercède pour nous, ainsi, dans le Père, il nous pardonne nos fautes de concert avec le Père; dans nos cœurs, il remplit auprès du Père le rôle de notre avocat, et dans le cœur du Père il se conduit divers nous comme notre Seigneur. Ainsi c’est lui qui nous donne la grâce de prier, et c’est lui qui nous accorde ce que ‘nous demandons dans la prière, et, en même temps qu’il nous élève vers Dieu, par une pieuse confiance en lui, il incline bien plus encore le coeur de Dieu vers nous, par un effet de sa bonté et de sa miséricorde. Aussi, pour que vous ne doutiez point que c’est le Saint-Esprit qui opère la rémission des péchés, écoutez ce qui fut dit un jour aux apôtres : «Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez (Jn 20, 22 et 23). » Voilà donc ce que fait le Saint-Esprit pour nous éloigner du péché.

5. Quant au bien, qu’est-ce que le Saint-Esprit opère en nous pour nous le faire faire ? Il nous avertit, il nous meut, il nous instruit. Il avertit notre mémoire, il instruit notre raison, il meut notre volonté ; car toute l’âme est dans ces trois facultés. Pour ce qui est de la mémoire, le Saint-Esprit lui suggère le souvenir du bien dans ses saintes pensées, et c’est par là qu’il secoue notre lâcheté et réveille notre torpeur. Aussi, toutes les fois, ô mon frère, que tu sentiras naître dans ton cœur le souvenir du bien, rends gloire à Dieu (Ac 9, 24), et hommage au Saint-Esprit, c’est sa voix qui retentit à tes oreilles, car il n’y a que lui qui parle de justice, et, comme dit l’Évangile : « Il vous fera ressouvenir de tout ce que je vous ai dit (Jn 14, 26). » Mais remarquez ce qui précède : « Il vous enseignera toutes choses (ibid.). » Or, je vous ai dit qu’il instruit la raison. Il y en a beaucoup qui sont pressés de bien faire, mais ils ne savent ce qu’ils doivent faire, il leur faut, pour cela, encore une grâce du Saint-Esprit. Il faut qu’après nous avoir suggéré la pensée du bien, il nous apprenne à en venir aux actes, et à ne pas laisser la grâce de Dieu stérile dans notre cœur. Mais pourquoi ? N’est-il pas dit que « celui-là est plus coupable, qui sait ce qu’il faut faire et ne le fait point (Jc 4, 17) ? » Ce n’est donc point assez d’être averti et instruit du bien à faire, il faut encore que nous soyons mus, et portés à le faire par le Saint-Esprit qui aide notre faiblesse, et répand dans nos cœurs la charité qui n’est autre que la bonne volonté.

6. Mais, lorsque le Saint-Esprit, survenant ainsi en nous, se sera mis en possession de notre âme tout entière, lui suggérera de bonnes pensées, l’instruira et l’excitera, en faisant entendre constamment sa voix dans nos âmes, et que nous entendrons ce que le Seigneur Dieu dira au-dedans de nous en éclairant notre raison et enflammant notre volonté, ne vous semble-t-il pas alors qu’il aura rempli, de langues de feu, la maison entière de notre âme ? Car, comme je vous l’ai déjà dit, l’âme est toute dans ces trois facultés. Que ces langues de feu nous semblent distinctes les unes des autres, c’est un signe de la multiplicité des pensées de notre esprit, mais dans leur multiplicité même, la lumière de la vérité, et la chaleur de la charité, en fera comme un seul et même foyer. D’ailleurs, on peut dire que la maison de notre âme ne sera complètement remplie qu’à la fin, lorsqu’il sera versé dans notre sein une bonne mesure, une mesure foulée, pressée, enfaîtée par-dessus les bords.

Saint Bernard – Sermon 1 pour la Pentecôte, § 3-6 (extraits)
Texte intégral