Juin – Pentecôte

Mois de juin – Pentecôte

« C’est dans le Saint-Esprit qu’il faut chercher l’intelligence de la foi »

Ecoutons Guillaume de Saint Thierry (Le miroir de la foi)mains-en-priere

Pour toi, âme fidèle, lorsque ta nature hésite devant les mystères trop profonds de la foi, dis sans crainte, non pour t’opposer, mais avec le désir d’obéir: Comment cela arrivera-t-il?  Que ta question soit une prière, qu’elle soit amour, piété, humble désir.  Qu’elle ne scrute pas avec hauteur la majesté divine, mais cherche le salut dans les moyens de salut du Dieu de notre délivrance.  Alors l’Ange du grand Conseil te répondra: Lorsque viendra le Consolateur que je vous enverrai du Père, il rendra témoignage de moi et vous enseignera toutes choses: toute vérité vous viendra de l’Esprit de vérité.  Qui donc connaît les secrets de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, nul ne connaît les secrets de Dieu, sinon l’Esprit de Dieu.  Hâte-toi donc de communier à l’Esprit Saint.  Il est là dès qu’on l’invoque; si on l’invoque, c’est qu’il est déjà présent.  Appelé, il vient; il arrive dans l’abondance des bénédictions divines.  C’est lui le fleuve impétueux qui réjouit la cité de Dieu.  Lors de sa venue, s’il te trouve humble et sans inquiétude, mais tremblant à la parole de Dieu, il reposera sur toi et te révélera ce que Dieu cache aux sages et aux prudents de ce monde.  Commenceront à briller pour toi toutes ces vérités que la Sagesse pouvait dire aux disciples alors qu’elle était sur terre, mais qu’ils ne pouvaient porter avant la venue de l’Esprit de vérité qui leur enseignerait toute vérité.

Pour recevoir et apprendre cette vérité, il est vain d’attendre de la bouche d’un homme ce qu’il n’a pu recevoir ni apprendre des lèvres de la Vérité elle-même.  Car, selon l’affirmation de cette vérité, Dieu est Esprit; et, de même que ceux qui l’adorent doivent nécessairement l’adorer en esprit et en vérité, de même ceux qui désirent le connaître ne doivent chercher que dans l’Esprit Saint l’intelligence de la foi et le sens de cette vérité pure et sans mélange.  Parmi les ténèbres et l’ignorance de cette vie, il est lui-même pour les pauvres en esprit la lumière qui éclaire, la charité qui attire, la douceur qui saisit, il est l’accès de l’homme auprès de Dieu, l’amour de celui qui aime, la piété de celui qui se livre sans réserve.  C’est lui qui, de conviction en conviction, révèle aux croyants la justice de Dieu; il donne grâce pour grâce, et à la foi qui s’attache à l’écoute de la Parole, il donne en retour la foi illuminée.

Qui est Guillaume de Saint Thierry – Théologien et philosophe

Né à Liège vers 1085, Guillaume quitte son pays pour faire ses études, sans doute à Laon. Puis il prend l’habit monastique dans l’abbaye bénédictine de Saint Nicaise de Reims, alors en pleine ferveur. Il devient ensuite abbé du monastère bénédictin de Saint-Thierry, près de Reims, vers 1121. Il avait fait la connaissance de Bernard quelques années auparavant ; celui-ci l’avait conquis, et Guillaume désirait devenir cistercien. Bernard qui trouve ce projet trop peu mûri, s’oppose à ce que son ami entre à Clairvaux. Plusieurs années après, en 1135 passant outre aux conseils de Bernard, Guillaume rejoint la jeune fondation cistercienne de Signy, le monastère de saint Bernard le plus proche de Reims, où il demeurera jusqu’à sa mort en 1148.

Ce séjour à Signy est fécond : Guillaume écrit beaucoup : « Commentaire du Cantique » dont il avait dû parler avec Bernard quand ils étaient tous deux malades à Clairvaux, « Enigme de la foi », et surtout la « Lettre d’Or », dédiée aux frères chartreux du Mont-Dieu, qui est un condensé de sa doctrine.

Excellent théologien et philosophe, Guillaume est aussi un grand mystique. Pour lui, le dogme est matière à contemplation, non à spéculation. Il est nourri des écrits des Pères de l’Eglise, et très sensibles à ce qu’ils ont de concordant. C’est un des auteurs occidental qui a le mieux perçu en profondeur la pensée d’Origène.

Moine avant tout, il contribue plus qu’un autre à la théologie de l’expérience de Dieu, fondée sur la foi, dont l’objet ne peut être atteint que par l’amour. C’est l’Esprit-Saint, union du Père et du Fils, qui communique à l’âme cet amour réciproque du Père et du Fils, et ainsi qui la divinise, la rendant semblable aux Personnes divines. Cette mystique trinitaire est l’apport le plus original et le plus riche de la pensée de Guillaume.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux


Solennités en juin

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices .

LUNDI 3 JUIN – Anniversaire de la Dédicace de notre église – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 8 JUIN – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

VENDREDI 28 JUIN – Sacré Coeur – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 29 JUIN – Saint Pierre et Saint Paul – Apôtres – Solennité

Messe à 10h

N.B. – Tous les lundis (sauf le 3), jour de désert, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Juin-2019 


Solennités en mai

SAMEDI 11 MAI – Saints Abbés de Cluny – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

Jeudi 30 MAI – Solennité de l’Ascension du Seigneur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

Vendredi 31 MAI – Solennité de la Visitation de la Vierge Marie

Horaire habituel – Messe à 8h30

N.B. – Tous les lundis, jour de désert, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Mai-2019


Mai – Temps Pascal

Mois de mai – Temps Pascal

« Je demeurerai en vous »

Ecoutons Ogier de Locedio (sur le discours après la Cène – 11, 2 & 4)moine

« Vous êtes tous purs en raison de la Parole que je vous ai adressée, c’est-à-dire à cause de la charité que je vous ai recommandée ; aussi, parce que vous êtes purs, demeurez en moi et moi en vous ».

« Demeurez en moi, dit le Seigneur Jésus à ses disciples, et moi, je demeurerai en vous ». Oui, dis-je, c’est le doux Jésus, délectable, orné de toutes les vertus, ceint de toute beauté ; Jésus plus doux que le miel et son rayon, le plus beau des enfants des hommes, lui dont la douceur enivre les Anges, dont la beauté étonne le soleil et la lune. C’est lui, si grand et si parfait, qui a dit à ses disciples, et par eux, à tous les fidèles : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous ».

Ô quelle parole d’une grande hauteur, comme on doit la tenir en haute estime ! L’homme habiterait-il avec les Anges, et la terre et la poussière serait-elle donc élevée jusqu’aux cieux ? Bien mieux : la créature demeure dans le Créateur, l’ouvrage dans son Artisan, le racheté dans son Rédempteur, le serviteur en son Maître, le pécheur dans le Juste ! Voici l’être fait de terre en Celui qui a tout fait de la terre, qui a tout fait de rien ! Voici l’homme qui passe dans l’Éternel, le misérable dans le souverain Bonheur, mieux, en Celui qui rend heureux et sanctifie tous les saints, en Celui qui est la Vérité, la Vie, la Gloire éternelle, en Celui qui est la joie du monde, la Douceur du Paradis : Jésus-Christ, notre Seigneur.

Ô transports de joie, ô joie qui nous transporte de bonheur, joyeuse allégresse et allégresse joyeuse : l’homme demeure en Dieu et Dieu demeure en l’homme. Et c’est à cette joie suprême, à la gloire de cette allégresse éternelle que l’Auteur même de la gloire, celui qui nous assure la béatitude, le salut éternel, la vie bienheureuse, une éternité de délices, une tranquillité assurée, celui qui est pleinement doux et désirable, invite ses Apôtres, presse ses moines, tout le peuple chrétien et toute l’assemblée des saints. Il les cajole et les caresse ; il les console et les rend forts, il les exhorte et leur dit : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous ». Si vous demeurez en moi durant cette courte vie, je demeurerai avec vous pour l’éternité. Je demeurerai en celui qui demeure en moi, me témoignant son amour, et je le comblerai d’un bonheur sans fin. « J’aime ceux qui m’aiment », et ceux qui m’auront chéri en cette vie, me trouveront après cette vie pour que « là où je suis, ils soient aussi avec moi ».

Vous, mes disciples, mes amis, demeurez dans mon amour. Ne soyez pas effrayés par les souffrances de mon humanité, par ma mise en croix et les tortures des bourreaux, par le supplice de la croix, par mon corps mis à mort, et par son tombeau. Qu’en vous la foi reste invincible, que l’espérance ne languisse pas, que la charité s’enflamme de mon feu. Demeurez en moi par la foi, l’espérance et la charité, et je demeurerai en vous par les fruits de la foi, de l’espérance et de la charité.

Qui est Ogier de Locedio

Ogier naît en Italie, à Trino, près de Verceil en 1140. Entre à l’abbaye voisine de Locedio, fille de La Ferté, dont il devient abbé en 1205. Il meurt en 1214.

Les ouvrages qu’il nous a laissés ne sont pas du genre des sermons liturgiques. Ce sont plutôt des méditations pieuses, affectives, sur les différentes vérités de la foi, à la lumière du mystère du Christ et de la Vierge Marie.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux

Gagné à la vie monastique par les exhortations de notre père saint Bernard, semble-t-il, Ogier devint le disciple du Crucifié et dès le début s’éprit d’une tendre dévotion pour la Mère de Dieu.

Il composa des traités sur les divins privilèges de Marie, spécialement sur sa Conception immaculée. Il brilla par la sainteté de sa doctrine non moins que par l’éclat de ses vertus, la poursuite continuelle de la perfection religieuse, le mépris de soi, et la bonté.

Sous le pontificat d’Innocent III, avec son abbé Pierre II, il dut intervenir souvent dans les affaires de la chrétienté, surtout dans la réconciliation des cités de l’Italie du Nord.

Il fut ensuite désigné comme prédicateur de la quatrième croisade, pour sa région. Son abbé ayant été élu abbé de La Ferté, Ogier lui succéda comme abbé de Locedio. Il jouit de la confiance du pape, de l’empereur germanique ainsi que des grands, et s’acquit l’estime des populations.

Ogier est l’auteur d’homélies sur l’Evangile de la Cène et d’un traité sur la Vierge Marie.

Il mourut dans un âge avancé, en 1214. Le pape Pie IX a confirmé son culte en 1875

Source Abbayes.net


Solennités en avril – Pâques

SAMEDI 13 AVRIL – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

DU DIMANCHE 14 AVRIL AU DIMANCHE 21 AVRIL – Semaine Sainte et Pâques

Dimanche 14 AVRIL – Dimanche des Rameaux et de la Passion

– 10h : Bénédiction des Rameaux, procession et Messe

Lundi, mardi, mercredi

Horaires habituels

Jeudi 18 AVRIL – Jeudi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 18h : Messe et procession du Saint Sacrement
– 20h45 :  Complies – Lecture au reposoir (Jean 13-17) – Oraison.

Vendredi 19 AVRIL – Vendredi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 15h00 : Office de la Passion du Seigneur

Samedi 20 AVRIL – Samedi Saint

– 6h15 : Vigiles
– 8h30 : Laudes
– 9h30 : Tierce
– 11h45 : Sexte
– 22h00 : Vigile Pascale et messe

Dimanche 21 AVRIL – Pâques – Résurrection du Seigneur

– 7h30 : Laudes
– 10h00 : Messe 
– 11h45 : Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h00 : Complies

Lundi 22 AVRIL – Lundi de Pâques

– 5h30 : Vigiles
– 8h00 : Laudes
– 10h00 : Messe
– 11h45 : Sexte
– 13h30 : None
– 17h00 : Vêpres + Adoration
– 20h00 : Complies

N.B. – Tous les lundis (sauf le 22) + mardi 23, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Avril-2019

Horaires de la Semaine SainteOFFICES-SEMAINE-SAINTE-2019

 


Avril – Pâques

Mois d’Avril – Pâques

Assise-BasiliqueStFrancois-480

Basilique Saint François – Assise

« Quand vous aurez élevé le fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, Je suis»

Ecoutons Saint Bernard (sermons divers n° 22)

Au Christ Jésus tu dois toute ta vie, puisqu’il a donné sa vie pour ta vie, et que lui a supporté d’amers tourments pour que toi tu ne supportes pas de tourments éternels. Que pourrait-il y avoir pour toi de dur et d’effrayant, quand tu te souviendras que celui qui était de condition divine au jour de son éternité, avant que naisse l’aurore, dans la splendeur des saints, lui, la splendeur et l’image de la substance de Dieu, est venu dans ta prison, s’enfoncer jusqu’au cou, comme il est dit, dans la profondeur de ta boue ? (Ph 2,6 ;Ps 109,3 ;He 1,3 ;Ps 68,3)

Qu’est-ce qui ne te semblera pas doux, lorsque tu auras rassemblé dans ton cœur toutes les amertumes de ton Seigneur et te rappelleras d’abord les contraintes de son enfance, puis les fatigues de sa prédication, les tentations de ses jeûnes, ses veilles dans la prière, ses larmes de compassion, les embûches qu’on a dressées contre lui…et puis les injures, les crachats, les soufflets, les fouets, la dérision, les moqueries, les clous, et tout ce qu’il a supporté pour notre salut ?

Quelle compassion imméritée, quel amour gratuit ainsi prouvé, quelle estime inattendue, quelle douceur stupéfiante, quelle invincible bonté ! Le roi de gloire (Ps 23) crucifié pour un esclave si méprisable ! Qui a jamais rien entendu de tel, qui n’a rien vu de pareil ? « Car à peine quelqu’un mourrait-il pour un juste » (Rm 5,7). Mais lui, c’est pour des ennemis et des injustes qu’il est mort, choisissant de quitter le ciel pour nous ramener au ciel, lui, le doux ami, le sage conseiller, le ferme soutien. Que rendrais-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ? (Ps 115,3)


Solennités en mars

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
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SAMEDI 9 MARS – Férie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

SAMEDI 19 MARS – Solennité de Saint Joseph

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 25 MARS – Solennité de l’Annonciation du Seigneur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

N.B. – tous les lundis (sauf le 25, remplacé par le mardi 26), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Mars-2019 


Mars – Entrée en Carême

Mois de Mars

« Revenez à moi de tout votre cœur.»potier-careme

Ecoutons Saint Bernard dans son 2e sermon pour le 1er jour du Carême (2-3)

« Convertissez-vous, dit le Seigneur, de tout votre cœur. » Frères, s’il avait dit : « Convertissez-vous » sans rien ajouter, peut-être aurions-nous pu répondre : c’est fait, tu peux nous prescrire autre chose. Mais le Christ nous parle ici, si je comprends bien, d’une conversion spirituelle qui ne se fait pas en un seul jour. Puisse-t-elle même s’achever au cours de cette vie ! Fais donc attention à ce que tu aimes, à ce que tu crains, à ce qui te réjouit ou à ce qui te contriste et tu verras parfois que, sous l’habit religieux, tu restes un homme du monde. En effet, le cœur est tout entier dans ces quatre sentiments et c’est d’eux, je pense, qu’il faut entendre ces paroles : « Convertissez-vous au Seigneur de tout votre cœur. »

Que ton amour se convertisse de sorte que tu n’aimes rien sinon le Seigneur ou bien que tu n’aimes rien que pour Dieu. Que ta crainte se tourne aussi vers lui car toute crainte qui nous fait redouter quelque chose en dehors de lui et non pas à cause de lui est mauvaise. Que ta joie et ta tristesse se convertissent à lui ; il en sera ainsi si tu ne souffres ou ne te réjouis qu’en lui. Si donc tu t’affliges pour tes propres péchés ou pour ceux du prochain, tu fais bien et ta tristesse est salutaire. Si tu te réjouis des dons de la grâce, cette joie est sainte et tu peux la goûter en paix dans l’Esprit Saint. Tu dois te réjouir, dans l’amour du Christ, des prospérités de tes frères et compatir à leurs malheurs selon cette parole : « Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. » (Rm 12,15)

Saint Bernard – 2e Sermon pour le 1er jour du Carême, 2-3- Extraits
Texte intégral


Christian de Chergé – 16 mars

Un temps spirituel avec la figure de Christian de Chergé

Les Semaines Sociales des Alpes-Maritimes et EXSULTET ont la joie de vous inviter  à un temps spirituel :

CdeCherge

Christian de Chergé et Notre Dame de l’Atlas, à Tibhirine

Samedi 16 mars 2019 à partir de 14h30 au monastère

  • 14h30 16H30 : Christian de Chergé  et Notre Dame de l’Atlas, à  Tibhirine
    Geneviève Lachaussée et Françoise Lavirotte Philip
    Rencontre sur inscription (places limitées) à jlfphilip@yahoo.fr ou 0777924837
  • 17h : Temps de chant et de méditation  (Exsultet) suivi des Vêpres
    Ouvert à tous, sans inscription

Le groupe « Exsultet », créé par Véronique Stouls et Christel Bert, anime des temps spirituels. Les chants, créés par Véronique Stouls à partir de textes de Christian de Chergé, sont interprétés par celle-ci et accompagnés à la guitare par Christel Bert.

Invitation à imprimer


Fév. – Présentation au temple

Mois de Février

Procession« Ordre de la procession du Christ dans le temple et manière dont elle s’accomplit.»

Ecoutons Saint Bernard dans son 2e sermon pour le jour de la Purification de la Sainte Vierge (1-3)

1. Grâces soient rendues à notre Rédempteur qui nous a si généreusement prévenus des douceurs de ses bénédictions, qui a multiplié nos motifs de joie dans les mystères de son enfance. Il y a quelques jours à peine, nous célébrions sa Nativité, sa Circoncision et son Epiphanie, et aujourd’hui se lève encore un jour de fête pour nous, celui de sa Présentation au temple. En effet, c’est aujourd’hui qu’on offre au Créateur le fruit sublime de la terre, aujourd’hui que, par les mains d’une Vierge, est présentée à Dieu, dans son temple, une hostie de propitiation, une victime agréable; ‘aujourd’hui qu’elle est portée par ses parents, et attendue par des vieillards. Aujourd’hui, en effet, Marie et Joseph viennent offrir un sacrifice de louanges, un vrai sacrifice matinal; Siméon et Anne le reçoivent. Voilà les quatre personnes qui ont fait la procession qui est aujourd’hui rappelée à notre souvenir, comme un jour de fête, sous les quatre vents du ciel. Comme nous devons, nous aussi, faire aujourd’hui cette procession avec un appareil de fête inaccoutumé dans nos autres solennités; il ne me semble pas hors de propos de vous faire remarquer en quel ordre et de quelle manière elle se passe. Nous avançons deux à deux, tenant à la main un cierge allumé, mais allumé à un feu consacré d’abord à l’Eglise par la bénédiction du prêtre, non à un feu ordinaire. De plus, dans cette procession, les derniers sont les premiers, et les premiers sont les derniers, et, en parcourant les voies du Seigneur, nous célébrons dans nos chants la grandeur de sa gloire.

2. Ce n’est pas sans raison que nous nous avançons deux à deux. Nous voyons, en effet, dans l’Évangile (Luc. X, 1) que c’est ainsi que le Sauveur envoya ses disciples pour nous faire estimer la charité fraternelle et la vie commune. Celui qui voudrait marcher seul à son rang dans cette procession, en troublerait l’ordre, se nuirait à lui-même dans sa solitude, et gênerait en même temps les autres, ceux qui se mettent ainsi à l’écart sont des hommes charnels qui n’ont point l’esprit de Dieu (Jud. 19), et qui n’ont aucun souci de conserver l’unité d’un même esprit par le lien de la paix (Ephes. IV, 3). Mais, s’il n’est pas bon que l’homme soit seul, il ne faut pas non plus qu’il se présente à Dieu les mains vides. (Exod. XXIII, 15), car si on reproche à ceux mêmes qui n’ont point trouvé de maître pour les employer (Matt. XX, 6), de demeurer à ne rien faire, à combien plus forte raison ceux qui sont loués mériteront-ils d’être blâmés s’ils ne font rien? « La foi sans les œuvres n’est-elle pas une foi morte (Jacob. II, 26) ?  » Nous devons donc accomplir les œuvres que nous avons à faire, avec ferveur, et dans tous les désirs de notre âme, si nous voulons avoir des lampes ardentes dans nos mains, autrement craignons, si nous sommes tièdes, de causer des nausées à Celui qui s’exprime ainsi dans son Evangile :  » Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que désiré-je, sinon qu’il s’allume (Luc. XII, 49) ?  » Il est bien certainement lui-même le feu béni, le feu sacré que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, et qui est l’objet de nos bénédictions dans nos Eglises, selon ce mot du Psalmiste :  » Bénissez le Seigneur dans vos églises, c’est-à-dire dans vos assemblées, (Psal. LVIII, 27).  » Notre ennemi a aussi, car c’est un pervers imitateur des œuvres de Dieu, notre ennemi, dis-je, a aussi son feu à lui, c’est le feu de la concupiscence de la chair, le feu de l’envie et de l’ambition, ce feu que le Sauveur n’est certes pas venu allumer, mais éteindre sur la terre. Si jamais quelqu’un ose se servir de ce feu étranger dans le sacrifice qu’il offre à Dieu, il périra dans son iniquité, eût-il Aaron même pour auteur de sa race.

3. Mais c’est peu de ce que nous avons dit de la vie commune, de la charité fraternelle, des bonnes œuvres, et de la sainte ferveur, la vertu de l’humilité est plus grande encore, et nous est bien nécessaire aussi pour que nous nous prévenions les uns les autres par des témoignages de déférence et d’honneur (Rom. XII, 10), et que chacun de nous donne le pas sur lui non-seulement à ceux qui sont placés avant lui, mais à ceux qui sont plus jeunes que lui, car c’est en cela que consiste la perfection de l’humilité et la plénitude de la justice. Puis, comme Dieu aime celui qui donne le cœur gai (II Cor. IX, 7), et que le fruit de la charité est la joie dans le Saint-Esprit, chantons, comme il est dit, dans les voies du Seigneur, et célébrons la grandeur de sa gloire ; faisons entendre au Seigneur un cantique nouveau, parce qu’il a fait des merveilles. Dans tout cela, s’il s’en trouve par hasard un seul qui ne veuille point avancer, et qui ne cherche point à marcher de vertu en vertu, il faut qu’il sache, quel qu’il soit, qu’il est en station, non en procession; que dis-je, il recule au lieu de stationner, car dans le chemin de la vie, ne point avancer c’est reculer, puisque rien n’y demeure constamment dans le même état. Or, votre avancement à vous, mes frères, consiste, comme je vous l’ai dit bien souvent, à être convaincus que nous n’avons point encore atteint le but, à marcher sans cesse en avant, à tendre constamment vers quelque chose de mieux, et à mettre toujours nos imperfections sous les yeux de la miséricorde divine.

Saint Bernard – 2e Sermon pour le jour de la Purification de la Sainte Vierge, 1-3- Extraits
Texte intégral


Solennités en février

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En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices

SAMEDI 2 FEVRIER – Solennité de la Présentation du Seigneur au Temple

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 9 FEVRIER – Sainte Vierge Marie – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

N.B. – tous les lundis, jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Février-2019


Janvier – Epiphanie

Mois de Janvier

« Où est le roi des Juifs qui est nouvellement né ? (Mt 2, 2)

Ecoutons Saint Bernard dans son 3e sermon pour le jour de l’Epiphanie de Notre Seigneur (7-8)

7. Mais comme nous avons parlé de manifestation, il est bien que nous recherchions qu’est-ce qui se manifeste à nous dans cette fête. L’Apôtre se charge de nous l’apprendre en nous disant : « Ce qui a paru, c’est la bonté et l’humanité du Sauveur notre Dieu (Tt 3,4). » Et, en effet, nous avons entendu l’Evangéliste nous dire que «étant entrés dans la maison, les Mages y trouvèrent l’Enfant avec Marie sa mère (Mt 2,41). » Or dans ce corps d’enfant qu’une mère réchauffait contre son sein virginal, qu’est-ce qui apparaît sinon la vérité de la chair qu’il a prise? Dans la seconde manifestation, ne vous semble-t-il point qu’il est manifestement proclamé Fils de Dieu de la bouche même de son Père? En effet, les cieux s’entrouvrirent au-dessus de sa tête, le Saint-Esprit en descendit sur lui sous la forme corporelle d’une colombe, et en même temps la voix du Père fit entendre ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances (Mt 3,17). » Certes, il est assez manifeste après cela, il est assez évident et assez indubitable que le Fils de Dieu ne peut être que Dieu lui-même. Personne, en effet, ne révoque en doute que les enfants des hommes soient des hommes aussi, ni que les petits des animaux soient de la même espèce que ceux dont ils sont nés. Toutefois, pour qu’il n’y ait plus place pour une erreur sacrilège, celui qui, dans la première manifestation, fut reconnu pour vrai homme et fils d’homme, et qui dans la seconde, n’en est pas moins déclaré Fils de Dieu, se montre dans la troisième vrai Dieu et véritable auteur de la nature qu’il change à son gré. Pour nous, par conséquent, mes bien-aimés, aimons Jésus-Christ comme étant véritablement homme et notre frère; honorons-le comme Fils de Dieu, et adorons-le comme Dieu. Croyons avec une entière sécurité en lui, et confions-nous à lui avec la même sécurité, mes frères, car le pouvoir de nous sauver ne lui manque point, puisqu’il est vraiment Dieu, et Fils de Dieu; non plus que la bonne volonté, attendu qu’il est comme l’un de nous un homme véritable et fils de l’homme. Comment pourrait-il se montrer inexorable à notre égard, quand il s’est fait, pour nous, semblable à nous et sujet à la douleur?

8. Si vous désirez maintenant que je vous dise sur ces trois manifestations quelques mots qui aient rapport à la pratique, je vous prie de remarquer avant tout que le Christ se montre enfant avec une Vierge pour mère, afin de nous apprendre à rechercher par-dessus tout, la simplicité et la modestie. La simplicité est, en effet, le partage de l’enfance, de même que la modestie est l’apanage des vierges. Par conséquent, nous tous, qui que nous soyons, il est deux vertus surtout que nous devons acquérir dès le principe même de notre conversion, c’est une humble simplicité, et une gravité pleine de modestie. Dans la seconde manifestation, le Sauveur vient aux eaux du baptême, non pour être purifié, mais plutôt pour recevoir le témoignage de son Père. Tout cela représente les larmes de la dévotion dans lesquelles on recherche bien moins à obtenir le pardon de ses fautes, qu’à complaire à Dieu le Père, lorsque l’esprit des enfants d’adoption descend sur nous pour rendre témoignage à notre propre esprit, que nous sommes les enfants de Dieu, en sorte qu’il nous semble entendre du haut du ciel une voix douce comme le miel qui nous assure que Dieu le Père se complaît véritablement en nous. Or, il y a une grande différence entre ces larmes de la dévotion et de l’âge viril, et celles que le premier âge laissait couler su milieu des vagissements de l’enfance et qui n’étaient que les larmes de la pénitence et de la confession. Toutefois, il en est d’autres qui sont bien supérieures aux premières, ce sont celles qui prennent le goût du vin; car on peut dire avec vérité que les larmes de la compassion fraternelle qui s’échappent dans l’ardeur de la charité, sont véritablement changées en vin, attendu que, par la charité, il semble qu’on s’oublie soi-même un instant comme par l’effet d’une ivresse pleine de sobriété.

Saint Bernard – 3e Sermon pour le jour de l’Epiphanie de Notre Seigneur, 7-8 – Extraits
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