Archive de la Catégorie ‘News’

Oct. – La Parole est vivante

Mois d’Octobre

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Évangéliaire de Hugo d’Oignies – XIIIe siècle

La Parole est vivante

Force et Sagesse de Dieu..

Ecoutons Baudouin de Ford

Sagesse de Dieu — tout ce qu’il y a de force, tout ce qu’il y a de sagesse dans la Parole de Dieu. Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants.

Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants. La Parole dans la bouche est l’expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l’expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l’homme. Lorsque l’on comprend la Parole, ou qu’on la croit, ou qu’on l’aime, la Parole dans le cœur de l’homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l’amour de la Parole. Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père… Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l’homme…

Cette Parole de Dieu…est vivante : le Père lui a donné d’avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26). C’est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6). Et puisqu’elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car « tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).

Extrait du sermon 18 sur He 4, 12

Qui est Baudouin de Ford

De nationalité anglaise, Baudouin entre à l’abbaye de Ford en 1169. Six ans plus tard, il en devient abbé. En 1180, il est évêque de Worcester, puis archevêque de Cantorbery. Il accompagne le roi Richard Cœur de Lion à la Croisade et meurt à Tyr en 1192.Baudouin est un homme de vaste culture, modeste, réservé. Il a laissé plusieurs traités dont : « Le sacrement de l’autel », où il veut créer un courant de piété eucharistique, sujet peu abordé à cette époque. C’est aussi un fervent de la vie commune dont il relève la valeur : elle a sa source dans la vie des trois personnes divines. Mais il en souligne aussi les exigences.

De ses seize petits traités, le plus célèbre est celui sur la vie commune.

Source Abbaye Notre-Dame de Cîteaux


Solennités en octobre

Cette page indique uniquement les Solennités et autres fêtes ou particularités du mois.
En dehors de ces jours, consulter les Horaires Messes et Offices

SAMEDI 13 OCTOBRE – Mémoire de la Sainte Vierge

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 18h00 : Vêpres

N.B. – tous les lundis, jour de désert, messe lue, Vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Octobre-2018   


6 oct. – Un jour pour Dieu…

Samedi 6 octobre 2018, en lien avec le Synode des jeunes,

Invitation pour les jeunes femmes de 18 à 30 ans à découvrir notre vie monastique !6-octobre-2018-CASTAGNIERS-950

Programme

  • 5h Office de Vigiles
  • 7h15 office de Laudes
  • 8h30 Messe
  • 9h15 Accueil autour d’un café, lancement de la journée
    Temps de Lectio Divina et partage
    Travail en silence
  • 11h45 Office de Sexte
  • 12h Repas en silence avec lecture, vaisselle et temps libre
  • 14h Office de None
    Enseignement, témoignage de moniales, échanges
    Travail en silence
    Goûter – « récréation »
  • 17h15 Office de Vêpres
  • 17h45 Adoration
    Temps libre
  • 19h Repas en silence et musique, vaisselle et temps libre
  • 20h Office de Complies

Possibilité de dormir sur place la veille ou le soir du 6 octobre.  Apporter son linge de toilette et ses draps ou sac de couchage. Dans ce cas, merci de t’inscrire auprès de Sœur Odile, hôtelière : accueil@abbayenotredamedelapaix.fr  ou 04 92 02 48 39.

Possibilité de n’arriver que pour la Messe.


Solennités en Septembre

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SAMEDI 8 SEPTEMBRE – Solennité de la Nativité de la Vierge Marie

– 10h00 : Messe
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 18h00 : Vêpres

VENDREDI 14 SEPTEMBRE – La Croix Glorieuse – Fête

Horaire habituel

SAMEDI 29 SEPTEMBRE – Saint Michel, Saint Gabriel, Saint Raphaël – Archanges – Fête

Horaire habituel

N.B. – tous les lundis, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Septembre-2018  


Sept. – Fréquentez la Parole

Mois de Septembre

Une nouvelle année commencelectio-divina-480

Fréquentez la Parole :

«Le Fils de Dieu s’est manifesté pour nous porter secours et pour nous instruire»

Ecoutons Saint Bernard

La Parole de Dieu doit avoir deux effets: guérir les âmes vicieuses et stimuler les âmes bonnes. J’appelle «vicieuses» non pas toutes celles que le vice habite, mais celles qui donnent au vice l’accord de leur volonté, au lieu de lui résister de tout leur pouvoir. C’est à une âme de ce genre que s’adresse la Vérité elle-même dans l’Évangile, en ces termes: «Accorde-toi avec ton adversaire tant que tu es avec lui en chemin.» (Mt 5,25). Elle n’a pas dit « avec ton vice» mais avec ton adversaire. Cet adversaire, c’est la Parole de Dieu, qui toujours fait la guerre aux vices. S’accorder avec elle, c’est pouvoir dire avec le prophète: « mon péché est toujours en face de moi.» (Ps 50,4).

J’appelle « âmes bonnes» non pas les parfaites, mais celles qui se sont mises en route, celles qui ne consentent pas au vice qu’elles peuvent avoir, mais s’y opposent. Les âmes de cette sorte peuvent bien tomber souvent par faiblesse ou par ignorance, selon ces mots de l’Écriture: « Le juste tombe sept fois dans une journée» (Pr 24,16), elles ne s’en relèvent pas moins par l’effet de leur volonté, qui est bonne en elle.

Voilà en effet ce qui constitue la bonté de l’âme: celle-ci peut certes posséder naturellement beaucoup de biens, comme par exemple un bon caractère, une vaste mémoire, une raison en éveil mais seule pourtant la volonté, à condition d’être bonne, rend l’âme bonne. Et si elle est vicieuse, elle rend l’âme vicieuse. Puis puisqu’un homme, au dire de Job, ne demeurera jamais dans le même état (Job 14,2) ou bien il régresse ou bien il progresse. Il faut donc progresser dans cette volonté bonne, car c’est elle le chemin dont le prophète parle en ces termes: « voici le chemin, suivez-le» (Es 30,21).

Sermons divers 124,1

Garde donc la Parole de Dieu (Jn 8,5) à la manière dont tu peux le mieux conserver la nourriture de ton corps, car cette parole est bien le pain vivant (Jn 6.41), la nourriture spirituelle. Le pain de la terre, tant qu’il repose dans la huche, peut toujours être dérobé par un voleur, mangé par un rat ou se gâter à force de traîner. Mais une fois que tu l’as mangé, qu’as-tu encore à redouter de tout cela? Voilà la manière dont il te faut garder la Parole de Dieu. Heureux, en effet, ceux qui la gardent (Lc 11,28). II faut donc qu’elle soit entraînée, pour ainsi dire, dans les entrailles de ton âme, qu’elle passe dans l’élan de ton désir et dans ta manière de vivre.
N’oublie pas de manger ton pain: il ne faut pas que ton cœur se dessèche (Ps 101,5) mais que, par des mets généreux, ton âme soit rassasiée (Ps 62,6).

Sermon pour l’Avent 5,2

Saint Bernard – Sermons divers 124,1 – Sermon pour l’Avent 5,2 – Extraits
Texte intégral (sermon 124)
Texte intégral (sermon pour l’Avent 5)


Solennités en Aout

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SAMEDI 11 AOUT- Sainte Claire – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 18h00 : Vêpres

MERCREDI 15 AOUT – Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

Horaire du dimanche – Messe à 10h

LUNDI 20 AOUT – Saint Bernard – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

MERCREDI 22 AOUT – Marie Reine – Mémoire

- Messe à 11h

N.B. – les lundis 6, 13, 27 et mardi 21, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Aout-2018 


Aout – Saint Bernard

Mois d’Août

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Solennité de Saint Bernard (20 août)

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur »

Mais comment aimer Dieu ?

Quels en sont les degrés ?

Ecoutons Saint Bernard dans le traité pour l’amour de Dieu (extraits)

Le premier et le plus grand commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ». Mais notre nature est faible ; en nous le premier degré de l’amour c’est de nous aimer nous-mêmes avant tout autre chose, pour nous-mêmes… Pour nous empêcher de glisser trop sur cette pente, Dieu nous a donné le précepte d’aimer notre prochain comme nous-mêmes… Or nous constatons que cela n’est pas possible sans Dieu, sans reconnaître que tout vient de lui et que sans lui nous ne pouvons absolument rien. A ce deuxième degré donc l’homme se tourne vers Dieu, mais ne l’aime encore que pour soi et non pour lui…

Il faudrait cependant avoir un cœur de marbre ou de bronze pour ne pas être touché par le secours que Dieu nous donne quand nous nous tournons vers lui dans les épreuves. Dans les épreuves il nous est impossible de ne pas goûter combien il est doux (Ps 33,9). Et bientôt nous commençons à l’aimer plus à cause de la douceur que nous trouvons en lui qu’à cause de notre propre intérêt… Quand nous en sommes là, il n’est pas difficile d’aimer notre prochain comme nous-mêmes… Nous aimons les autres comme nous sommes aimés, comme Jésus Christ nous a aimés. Voilà l’amour de celui qui dit avec le psalmiste : « Chantez les louanges du Seigneur, car il est bon » (Ps 117,1). Louer le Seigneur non pas parce qu’il est bon pour nous, mais simplement parce qu’il est bon, aimer Dieu pour Dieu et non pour nous-mêmes, c’est le troisième degré de l’amour.

Heureux ceux qui ont pu monter jusqu’au quatrième degré de l’amour : ne plus s’aimer soi-même que pour l’amour de Dieu… Quand est-ce que mon âme, enivrée de l’amour de Dieu, s’oubliant elle-même, ne s’estimant pas plus qu’un vase brisé, quand est-ce qu’elle s’élancera vers Dieu pour se perdre en lui et ne plus être qu’un seul esprit avec lui ? (1Co 6,17) Quand pourra-t-elle s’écrier : « Ma chair et mon coeur sont consumés, Dieu de mon cœur, Dieu ma part pour l’éternité » (Ps 72,26) ? Saints et heureux, ceux qui ont pu éprouver quelque chose de semblable pendant cette vie mortelle, même rarement, même une seule fois. Ce n’est pas un bonheur humain, c’est déjà demeurer au ciel.

Saint Bernard – Traité pour l’amour de Dieu – Chapitres VIII à X – Extraits
Texte intégral

 


Solennités en juillet

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MERCREDI 11 JUILLET – Solennité de Saint Benoît – Patron de l’Europe

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 14 JUILLET – Mémoire de la Vierge Marie

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h00 : Vêpres

N.B. – tous les lundis, jour de désert, vêpres à 18h

Calendrier du mois : Messes-Juillet-2018


Juillet – Saint Benoit

Mois de JuilletSaint-Benoit-dans-la-grotte-Meister-von-Meßkirch

Dans la foi et la douceur

Suivons le chemin de sainteté

Chemin tracé par Moïse et Benoît

Ecoutons Guerric d’Igny dans son sermon 4 pour la Saint Benoît (11 juillet)

« Dans la foi et la douceur, Dieu en fit un saint. » Ces paroles ont été écrites de Moïse, mais aujourd’hui, ce n’est pas mal à propos, je pense, qu’on les applique au bienheureux Benoît : s’il fut rempli de l’esprit de tous les saints, il participa surtout, croyons-le, et dans une large mesure, à l’esprit de Moïse.

Celui-là fut à la tête de ceux qui sortirent d’Égypte, celui-ci de ceux qui renoncent au siècle. Celui-là fut un législateur, celui-ci le fut aussi. Celui-là ministre de la Loi qui tue, celui-ci de l’esprit qui vivifie. Celui-là, guide des enfants d’Israël qu’il fit sortir d’Égypte, sans pourtant les introduire dans le repos promis ; notre guide sur la voie droite, le chemin de l’Orient, nous a précédés aujourd’hui au Royaume des cieux, comme porte-drapeau de l’armée des moines. Aussi ne paraîtra-t-il pas mal à propos d’appliquer à Benoît ce qui fut écrit de Moïse : « Dans la foi et la douceur, il en fit un saint. » D’autant que ce sont surtout ces deux vertus, la foi et la douceur, que nous apprend ce maître qui jamais ne vécut autrement qu’il enseigna.

Qu’y a-t-il, en effet, de plus éclatant que la foi de celui qui, encore adolescent, dédaigneux du monde qui lui souriait, foula aux pieds aussi bien le monde que sa chair, comme s’ils étaient déjà fanés bien qu’ils fussent en leur fleur ? Il désirait plutôt souffrir pour Dieu les maux de ce monde, que d’y jouir d’une réussite éphémère. Et quoi de plus saint que la douceur de notre Père, qui ne put être altérée par la méchanceté des faux frères qui en voulaient à sa vie, lui présentant du poison au lieu de vin ? L’Écriture dit bien de Moïse, qu’il fut le plus doux des hommes sur la terre ; ne dit-elle pas pourtant que son esprit s’emporta ? Ne rappelle-t-elle pas qu’il s’irrita, et s’irrita violemment contre ceux qui s’opposaient à lui ? Quant à la douceur de notre Maître, non seulement elle fut admirable envers les médisants, mais aussi envers les malfaisants ; je ne me rappelle pas qu’il fût pour lui question de colère.

C’est « dans la foi et la douceur » que vous aussi, frères, vous serez saints. Et votre douceur sera sans équivoque si la foi la précède ; du moins s’il s’agit d’une foi non pas menteuse, mais véritable, non pas morte, mais vive et vivante. Car le moyen de compter pour rien les biens temporels, c’est de fixer les yeux sur les biens éternels ; le moyen de mépriser facilement la puissance des hommes, c’est de craindre comme toujours menaçante la puissance de Dieu. Double attitude qui résulte de la seule foi. Celle-ci a les yeux si vifs et si pénétrants qu’elle porte avec acuité son regard sur les réalités à venir, tandis qu’elle fixe avec perspicacité sa vue sur les réalités présentes, quoique cachées. Éclairée, comme elle l’est, de l’Esprit éternel, la foi ne peut pâtir ni de la longueur du temps, ni de l’opacité des corps ; elle peut à la fois anticiper le temps et saisir d’avance l’avenir, dépasser les corps pour contempler le spirituel.

Veillez donc, frères, tenez-vous fermes dans la foi. Lorsque la foi nous provoque à la crainte, on ne peut s’endormir par négligence ; lorsque la foi nous enracine dans l’espérance, on ne peut chanceler par défiance. Mais faites toutes vos actions dans la charité, de sorte que la douceur se joigne à la foi et que l’on dise de chacun d’entre vous : « Dans sa foi et la douceur, le Seigneur en a fait un saint. »

Bienheureux Guerric d’Igny – Sermon 4 pour la Saint Benoît – 1-3, 6 – Extraits
Texte intégral

Qui est Guerric d’Igny – Abbé cistercien (vers 1080 – 1157)

La naissance de Guerric se situe entre 1070 et 1080 à Tournai, donc 10 à 20 ans avant celle de Bernard. Il reçoit son éducation à l’école cathédrale de Tournai : humanité, dialectique et théologie, ce qui lui vaudra un talent d’écrivain bien formé et développé. Sans doute bénéficiera-t-il de l’enseignement d’un maître fameux, Odon de Cambrai. Sans doute aussi sera-t-il chanoine de la cathédrale et chargé de l’école cathédrale. Mais, en 1116, il décide de mener la vie érémitique et se retire dans une petite maison, à proximité de l’église. Il entend parler de saint Bernard par deux de ses amis et visite Clairvaux en 1120, sans avoir l’intention d’y rester. Mais Bernard qui reconnaît en lui l’étoffe d’un bon moine, le presse d’entrer. Le voici novice à Clairvaux, un novice plus âgé que son abbé, et sur le plan humain, doté de plus d’expérience et de maturité. Guerric reste 13 ans à Clairvaux, période qui coïncide avec le plein épanouissement des dons de Bernard et sa meilleure production littéraire. Puis vers 1138, il est envoyé à Igny, en Champagne, qui a été fondée en 1128, et il en devient abbé. Il a environ 60 ans. Sa mauvaise santé le rend incapable de mener la vie commune et de prendre sa part du travail manuel. Il le regrette, car il voit dans cette observance du travail des mains une des voies où l’on rencontre Jésus. Sous l’abbatiat de Guerric, Igny prospère, les vocations arrivent nombreuses. Pourtant c’est uniquement à son œuvre, à ses sermons que sera due l’influence postérieure de Guerric qui meurt en 1157. Nous n’avons de Guerric que le recueil de ses sermons. Tous, sauf le dernier, ont pour sujet les fêtes de l’année liturgique. Guerric y insiste sur les mystères liturgiques et sur la formation du Christ en l’âme de ceux qui y participent. En maints endroits, il reprend l’idée origénienne de la conception et de la naissance du Christ en l’âme. En recevant les sacrements et en imitant le Seigneur, nous le faisons naître en nous. L’âme devient alors « Mère du Christ », et Celui-ci nous donne la vraie vie en communiquant l’Esprit qui procède du Père et de lui.

Voir également la page « Quelques auteurs cisterciens »


Concert à l’abbaye – 24 juin

Dimanche 24 juin – 18h00

Concert Olivier Mottet et Roche Colombe

« MES ARMES » d’après Thérèse de Lisieux – Harpe et autres chansons…

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D’après des poèmes de sainte Thérèse, mise en musique par Olivier Mottet et Roche Colombe.

Entrée libre

Parking assuré ⇒ Accès à l’abbaye


Juin – Esprit de Pentecôte

Mois de Juin

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Pourquoi la venue de l’Esprit

L’Esprit Saint nous a été donné au jour de Pentecôte

Continuons de le faire fructifier

Ecoutons Isaac de l’Etoile dans son sermon 3 pour la Pentecôte

« La charité de Dieu a été répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». Il ne suffisait pas, mes bien-aimés, que le Fils de Dieu nous fût donné, selon la parole : « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné » ; il fallait encore qu’on nous fasse don de l’Esprit Saint. Et le Père lui-même ne nous sera-t-il pas donné un jour, pour que nous qui ne sommes rien, nous recevions le Tout, pour que nous qui avions perdu toute humanité, nous soyons enrichis de toute la divinité ?

« Qui a rien entendu de pareil ? ». Nous étions aveugles : la lumière qui venait nous illuminer est née dans les ténèbres : et ce fut la naissance du Christ pour nous, de nous, chez nous. Cette naissance, acceptée pour nous, il nous l’a aussi proposée : et ce fut le baptême du Christ pour nous, comme une autre naissance qui nous fît naître en lui, lui qui était né en nous. Et ainsi, lui fut en nous, comme nous en lui : lui, Fils de l’homme, né par l’Esprit Saint, de la Vierge Marie ; nous, fils de Dieu, nés par le même Esprit, de la Vierge Église.

Mais alors, je le demande, si les solennités précédentes nous garantissent une telle abondance de grâces, quel besoin y a-t-il de la bienveillante célébration d’aujourd’hui ? Le Fils de l’homme est venu pour nous servir et pour livrer cette âme bien-aimée qu’est la sienne, la donnant en rançon pour la multitude. Qui a jamais rien vu de pareil ? Notre Seigneur est en tout notre serviteur. Et quel serviteur empressé ! C’est pour nous qu’il naît, pour nous qu’il vit, pour nous qu’il meurt, pour nous qu’il ressuscite, pour nous qu’il s’élève, comme il l’a dit : « Je vais vous préparer une place ».

Alors la question se pose à nouveau : à quoi bon la solennité d’aujourd’hui ? Que pourra faire de plus cet autre Consolateur ? Voici que l’homme est juste en ce qui regarde le passé : que fera-t-il dans l’avenir, lui qui « tombe sept fois le jour » ? S’il tombe, qui le relèvera ? Il est dit : « Malheur à qui est seul ! S’il tombe, il n’y a personne pour le relever ». J’ose le dire, sans l’Esprit il est seul. Oui, qui a le Christ seul, sans l’Esprit, est seul. Ce n’est pas en effet sans raison que l’Esprit est envoyé après le Christ : « Il vous est bon, dit-il, que je m’en aille ; autrement, le Paraclet ne viendra pas ».

Telle est, bien aimés, la grâce de ce jour : par l’Esprit la grâce est donnée après la justification ; et l’esclave qui avait été libéré par le Fils devient aujourd’hui ami par l’Esprit. Aujourd’hui, la justification ayant payé l’offense, le maître embrasse son serviteur, ou plutôt l’ami embrasse son ami “d’un baiser de sa bouche”. Si en effet le Fils peut être regardé comme la bouche du Père, l’Esprit peut à son tour être appelé le baiser de sa bouche. Ce baiser est donc le sceau de la dilection et de l’amour pour l’avenir. Et « l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». L’amour couvre tout ; la charité ne compte pas ; la charité supporte tout, excuse tout, pardonne tout. Celui qui a été justifié par le Christ tombe sept fois le jour par sa faute ; sept fois le jour, il est relevé par l’Esprit.

Aujourd’hui donc, par le Christ qui intercède pour nous, Dieu nous a donné sa charité et son amour. Comme Dieu s’est réconcilié le monde par le Christ, en qui il était, ne lui tenant plus compte de ses fautes passées, de même, par l’Esprit en qui il était aussi, il s’est uni ce monde réconcilié, ne lui tenant pas compte des fautes à venir. De là cette parole : « Heureux l’homme à qui le Seigneur n’a pas tenu en compte son péché ». Par le Christ il pardonne tout ; par l’Esprit il ne demande compte de rien. Le Christ est en quelque sorte médiateur pour la justification ; l’Esprit, médiateur pour l’amitié. Le Christ, pour la vérité ; l’Esprit, pour la charité. Le Christ, pour remettre les péchés ; l’Esprit, pour conserver la grâce. Le Christ, pour pardonner ; l’Esprit, pour persévérer. Le Christ, pour délier ; l’Esprit, pour relier. Pourtant le Christ et l’Esprit opèrent tout indivisiblement. Car le Père, le Fils et l’Esprit Saint opèrent tout ensemble et pareillement, eux qui sont un sans confusion et trois sans division.

Qui est Isaac de l’Etoile

De nationalité anglaise, né vers 1110, venu en France tout jeune pour achever ses études, Isaac entre sans doute à l’abbaye de Pontigny. En 1147, il devient abbé du monastère de l’Étoile, de la filiation de Pontigny, non loin de Poitiers. Puis on le trouve dans l’île de Ré, où le monastère de Notre-Dame des Châteliers, qu’il a fondé, vit dans une grande pauvreté. Il y meurt en 1178. Isaac est un homme cultivé, il a reçu une bonne formation littéraire, philosophique, théologique, il a beaucoup d’idées originales qu’il exprime de façon imagée.

Comme tout bon cistercien, Isaac a écrit un traité « De anima », mais son ouvrage le plus important, par lequel il exerça le plus d’influence, est un recueil de 54 sermons disposés selon l’année liturgique, qu’il veut être « une exhortation capable d’édifier les frères ». L’abbé parle à ses moines dans le but de leur apporter une nourriture spirituelle, et de les faire progresser. Il y fait preuve d’une profonde unité intérieure. C’est le Christ qui recrée l’unité dans le cœur de l’homme après la rupture du péché. Et c’est le Christ aussi qui refait l’unité du Corps mystique, le Christ total.

Source : Abbaye de Cîteaux


Solennités en juin

LUNDI 4 JUIN – Anniversaire de la Dédicace de notre église – Solennité

Horaire du dimanche – Messe à 10h

VENDREDI 8 JUIN – Solennité du Sacré Coeur

Horaire du dimanche – Messe à 10h

SAMEDI 9 JUIN – Coeur Immaculé de Marie – Mémoire

– 11h00 : Messe pour la Paix
– 14h00 : None
– 14h15 à 17h00 : Adoration
– 17h15 : Vêpres

VENDREDI 29 JUIN – Saint Pierre et Saint Paul – Apôtres – Solennité

Messe à 10h

N.B. – tous les lundis (sauf le 4), jour de désert, messe lue, vêpres à 18h

Calendrier du mois – Messes-Juin-2018