Mars – Saint Joseph

Icône de la Sainte Famille

MOIS DE MARS

MOIS DE SAINT JOSEPH

ĖPOUX DE MARIE

PÈRE ADOPTIF DE JĖSUS

PATRON DE L’ĖGLISE


SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX – « JOSEPH »

«Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença de prêcher, étant, croyait-on, fils de Joseph.»

Il ne fut en réalité ni l’époux de la mère, ni le père du fils, même si, parce qu’il fallait tenir compte de circonstances précises et définies, il était, pour un temps, nécessaire qu’on crût qu’il l’était et qu’on lui donnât ces noms.

Pourtant, de ce titre, même simplement circonstanciel, dont Dieu l’honora en voulant qu’on l’appelât et qu’on le crût le père de Dieu, de son nom propre aussi qu’il faut rendre sans hésitation par «accroissement », tu peux déduire «qui fut Joseph et quel homme c’était ».

Et souviens-toi en même temps de cet ancien patriarche vendu en Égypte, et reconnais que Joseph n’a pas hérité seulement de son nom, mais a encore reçu en partage sa chasteté, et obtenu son innocence et sa grâce.

Car le premier Joseph, vendu par la jalousie de ses frères et emmené en Égypte, préfigura le Christ, vendu lui aussi. Notre Joseph, fuyant la jalousie d’Hérode, porta le Christ en Egypte. Le premier, pour rester fidèle à son maître, repoussa les propositions de sa maîtresse, le second, sachant que sa maîtresse, la Mère de son Seigneur, était vierge, se garda lui-même fidèlement chaste. Au premier fut donné l’intelligence des énigmes contenues dans les songes ; au second fut accordé d’être mis au courant des secrets du ciel et d’y participer

L’un garda le blé, non pour lui, mais pour tout le peuple ; le second reçut la garde du «Pain vivant descendu du ciel», autant pour lui que pour le monde entier. Aucun doute, Joseph fut «un homme bon et fidèle», lui à qui la Mère du Sauveur «fut fiancée». Oui, «un serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi pour soutenir sa mère, être le nourricier de sa chair et, en un mot, comme le seul sur la terre à lui être étroitement associé dans son «grand dessein »

Oui, notre Joseph descendait vraiment de David, de race royale, de noble sang, de cœur plus noble encore. Je le répète, un fils de David, pas seulement par la chair, mais par la foi, la sainteté, le don de soi. Tel un autre David, le Seigneur le «trouva un homme selon son cœur», à qui il put confier en toute sécurité le secret le plus caché et le plus sacré de son cœur.

«Ce que beaucoup de rois et de prophètes ont voulu voir et n’ont pas vu, entendre et n’ont pas entendu », Dieu lui donna non seulement de le voir et de l’entendre, mais même de le porter, de le conduire, de le prendre dans ses bras, de le couvrir de baisers, de le nourrir et de le garder.

Extraits Homélie II «A la Louange de la Vierge Marie»
Texte intégral (homélies « Missus est » ) – 2ème homélie §16